Soudan du sud : le cessez-le-feu maintenu, l'ONU se préoccupe de l'état de la mise en œuvre de l'Accord de paix

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Un home blessé lors des combats à Juba reçoit des soins dans l’enceinte de la MINUSS (12 juillet) Photo: ONU/Eric Kanalstein

Le cessez-le –feu unilatéral qui a été déclaré par le Président Salva Kiir le 11 juillet, au Soudan du sud, semble de maintenir à Juba, en dépit de tirs occasionnels. C'est ce qu'a indiqué ce mercredi, devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix qui ne s'en est pas moins préoccupé de l'état de la mise en œuvre de l'accord de paix qui avait été signé il y a moins d'un an.

Hervé Ladsous s'est notamment inquiété d'informations diffusées mardi dans les médias qui indiquent que le Président Salva Kiir a limogé le Ministre adjoint aux affaires étrangères, Cirino Hiteng, soi-disant pour avoir participé à la réunion ministérielle de l'IGAD, à Nairobi. Ce.

Pour le Secrétaire général adjoint, ce renvoi unilatéral d'un ministre adjoint nommé par l'ancien parti des détenus à l'Accord de paix, représente en soi une violation dudit accord.

« Si c'est là un avertissement de ce qui est à venir, seule une approche politique ferme et coordonnée peut à présent sauver le processus de paix », a souligné Hervé Ladsous.

Il a appelé le Conseil de sécurité à réexaminer d'urgence un embargo sur les armes, faisant notamment observer que « de toute évidence, menacer d'en imposer un a eu peu d'effet pour dissuader les parties ». Il a aussi réclamé des sanctions ciblées supplémentaires contre les dirigeants et les commandants qui bloquent la mise en œuvre de l'Accord de paix.

Devant les Quinze, Hervé Ladsous a précisé que la capitale sud-soudanaise est à présent contrôlée par la SPLA et que les forces de l'opposition sont à présent éparpillées. Il n'a toutefois pas exclu la possibilité qu'il y ait d'autres accrochages à l'avenir.

Le Secrétaire général adjoint s'est aussi inquiété des entraves imposées à la liberté de mouvement de la Mission de l'ONU dans le pays et des acteurs humanitaires qui n'ont toujours pas été en mesure d'évaluer l'impact des violences des six derniers jours.

(Extrait sonore : Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix)

 

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12/12/2017
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