Migrants/Réfugiés : Karen AbuZayd plaide pour une approche plus humaine et coordonnée

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Des réfugiés et migrants montant à bord d'un bus dans un port grec. Photo HCR/Achilleas Zavallis

La Conseillère spéciale des Nations Unies pour le Sommet sur la réponse aux vastes mouvements de réfugiés et de migrants est de passage cette semaine à Genève. Au Palais des nations, outre une présentation devant les étudiants venus participer au 54e stage d'études d'été organisé par le Service de l'information de l'Office des Nations Unies à Genève, Karen AbuZayd est venue sensibiliser les médias sur le sort des migrants et des réfugiés dans le monde. Un plaidoyer quelques semaines après la publication du dernier rapport du Haut-Commissariat pour les réfugiés qui montrait qu'il y a plus de 65 millions de réfugiés et déplacés dans le monde, dont la moitié sont des enfants. Et pour mieux gérer ces déplacements massifs, la Conseillère spéciale mise beaucoup sur cette réunion de l'Assemblée générale de l'ONU sur la gestion des déplacements massifs de réfugiés et de migrants, qui sera organisée le 19 septembre prochain au siège de l'Organisation, à New York.

 

Cette réunion de septembre prochain à New York aura pour but d'obtenir des États membres de l'ONU qu'ils conviennent d'une approche plus humaine et plus coordonnée sur la question des migrants et des réfugiés dans le monde. Au cours d'un point de presse ce lundi à Genève, la Conseillère spéciale des Nations Unies pour le Sommet sur la réponse aux vastes mouvements de réfugiés et de migrants a insisté sur le fait que ce rendez-vous n'est pas seulement destiné aux pays d'accueil et ceux pourvoyeurs de migrants et de réfugiés. Il s'agit, selon Karen AbuZayd, d'un sommet mondial pour apporter une réponse collective à cet épineux dossier. Objectif affiché, adopter une meilleure narration sur ces 65 millions de réfugiés et déplacés dans le monde sans oublier ces près de 225 millions de personnes supplémentaires qui ont aussi quitté leur pays à la recherche de meilleures opportunités ailleurs, ou tout simplement pour survivre.

Dans ces conditions, Karen AbuZayd insiste sur l'adoption d'un « pacte mondial sur le partage des responsabilités » de manière à faire face aux importants déplacements de réfugiés « de façon plus prévisible et plus équitable ». Il s'agit sûrement d'un « plan d'intervention global pour les réfugiés » et d'un « pacte mondial pour des migrations sans danger, régulières et ordonnées ». Une façon de rappeler des contours de droits fondamentaux relatifs à la dignité des réfugiés et des migrants. A savoir s'attaquer aux causes de ces déplacements, lutter contre le trafic des êtres humains, la gestion des frontières, mais aussi la protection de ceux et celles qui sont contraints à entreprendre de tels voyages périlleux.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

 

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16/10/2017
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