Édition spéciale – Lutte contre la désertification : « Protéger la planète. Remettre en état les sols. Mobiliser les populations »

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Un baobab dans un paysage aride dégradé d'une province à l'est du Kenya. Photo : Banque mondiale / Flore de Preneuf

Retour dans cette édition spéciale, sur la célébration en juin de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse qui avait pour thème cette année « Protéger la planète. Remettre en état les sols. Mobiliser les populations ». A cette occasion, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé à remettre en état des millions d'hectares de terres dégradées et devenues inexploitables.

Comme le fait valoir l'ONU, la désertification, la dégradation des terres, la sécheresse et les changements climatiques sont étroitement liés. Conséquences de la dégradation des terres et des changements climatiques, la gravité et la fréquence des sécheresses se sont accentuées, tout comme les inondations et les températures extrêmes. Plus de 50% des terres agricoles sont modérément ou fortement dégradées, et 12 millions d'hectares sont inexploitables chaque année.

Selon les Nations Unies, les moyens de subsistance et le bien-être de centaines de millions de personnes qui sont en jeu. La dégradation des terres, le déclin de la fertilité des sols, l'utilisation irraisonnée de l'eau, la sécheresse et l'appauvrissement de la biodiversité sont directement responsables de la sous-alimentation chronique de près de 800 millions de personnes. Au cours des 25 prochaines années, la dégradation des terres pourrait aller jusqu'à faire baisser la productivité alimentaire mondiale de 12%, ce qui causerait une augmentation de 30% des prix alimentaires mondiaux.

Faute de solution à long terme, la désertification et la dégradation des terres n'auront pas seulement une incidence sur les disponibilités alimentaires; elles mèneront aussi à une augmentation des migrations et constitueront une menace à la stabilité de nombreuses nations et régions. C'est pourquoi les dirigeants mondiaux ont fait figurer la neutralité en termes de dégradation des terres parmi les objectifs de développement durable. Cela implique de remettre en état au moins 12 millions d'hectares de terres dégradées par an, avertit l'ONU.

Dans son message, le Secrétaire général encourage vivement tous les acteurs « à unir leurs efforts afin de contribuer à faire de la neutralité en termes de dégradation des terres une réalité dans le cadre d'une entreprise plus vaste visant à atteindre les objectifs de développement durable et à construire un avenir où la dignité et l'égalité des chances seront garanties à tous ».

(Interview : Melchiade Bukuru, chef du Bureau de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, à New York ; propos recueillis par Jérôme Longué)

Durée: 15’00”

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23/10/2017
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