L'ONU prône plus de rapidité et de collaboration face à la menace croissante des combattants terroristes étrangers

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Jean Paul Laborde lors d’un point de presse à l’ONU ce vendredi. (Photo: ONU/Rick Bajornas)

La menace du terrorisme demeure “persistante et crédible”, a affirmé le Président de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (CTED) ce vendredi, au Siège de l'ONU à New York,

Selon Jean-Paul Laborde l'ampleur de la menace de Daech est d'autant plus grande que le groupe qui subit actuellement beaucoup de pression en raison des opérations menées à son encontre par la coalition, en Iraq notamment. Le groupe y a récemment perdu du territoire et appelle ses éventuels combattants terroristes étrangers à rester chez eux ou à y rentrer.

Aussi, en plus de ce phénomène de retour, il existe des gens qui se radicalisent sur place, tel qu'à Nice, a expliqué le Président du CTED lors d'un entretien avant la présentation de son exposé au Conseil de sécurité des Nations Unies sur le flux de combattants terroristes étrangers dans le monde.

Jean Paul Laborde appelle à augmenter les capacités de réponse face à la menace croissante que pose l'organisation terroriste.

« La fluidité et la rapidité avec laquelle Daech change de stratégie est stupéfiante donc il faut absolument que l'on soit beaucoup plus rapide dans les mouvements face à eux », affirme le chef du CTED.

Jean Paul Laborde prône donc une réponse globale avec une collaboration internationale accrue, telle que contenue dans les principes de Madrid, et qui mette notamment l'accent sur le partage d'informations émanant des systèmes APIS et qui ont déjà permis de filtrer et stopper le voyage de quelques 800 passagers suspects.

Il a aussi précisé que devant le Conseil de sécurité il compte appeler à la mise en place des outils nécessaires au niveau national, insister sur la coopération internationale, en particulier en matière pénal et de comparution en justice des terroristes, et amplifier la question des renseignements, le tout, en accord avec l'état de droit et les droits humains.

« On ne peut pas accepter que ces organisation terroristes bafoue la charte des Nations Unies comme ils le font donc pour nous le combat doit être mener à travers ces instruments », a souligné l'ancien juge de la Cour de cassation de la France.

 

(Extrait sonore : Jean Paul Laborde, Président de la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme des Nations Unies (CTED); propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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11/12/2017
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