L'ONU appelle à un leadership fort et transformatif dans le suivi de la mise en œuvre du développement durable

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Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, s'adresse au Conseil économique et sociale des Nations Unies (ECOSOC). Photo : ONU / JC McIlwaine

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a appelé lundi le principal mécanisme de suivi de mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les Etats membres en septembre 2015, à faire preuve d’un leadership fort et transformatif.

« Les engagements que nous avons pris sont ambitieux et transformateurs. Nous avons 15 ans pour les réaliser », a rappelé M. Eliasson aux participants aux Forum politique de haut niveau pour le développement durable.

Ce Forum politique de haut niveau pour le développement durable, qui se réunit pour la première fois au siège de l’ONU, à New York, du 11 au 20 juillet, a pour vocation d’être la plate-forme centrale des Nations Unies pour le suivi de la mise en œuvre du Programme à l’horizon 2030 et de ses 17 objectifs de développement durables (ODD), sous l’égide du Conseil économique et sociale des Nations Unies (ECOSOC).

Au titre des principaux ODD à mettre en œuvre d’ici les 15 prochaines années, le Vice-Secrétaire général a notamment mentionné l’éradication de l’extrême pauvreté, de la faim et de la malnutrition, ainsi que des décès évitables de nouveau-nés et des enfants de moins de cinq ans. « Et nous nous efforçons aussi de mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées », a-t-il dit. M. Eliasson a également cité la nécessité d’adopter dans le monde entier une couverture de soins de santé universels et de rendre gratuit l’enseignement primaire et secondaire. Il a aussi rappelé l’objectif de mettre fin à la discrimination contre les femmes et les filles, d’établir des économies à faible émission de carbone et de changer les modes non durables de consommation et de production.

« Oui, nous avons là une longue liste d’objectifs et de cibles de grande ampleur », a résumé le Vice-Secrétaire général aux participants au Forum.

« Nous avons besoin de moyens nouveaux et dynamiques de penser, d’agir et de nous organiser, en particulier au niveau des pays », a poursuivi M. Eliasson. Il a également insisté sur le besoin de communiquer et de travailler différemment, à la fois aux niveaux national, régional et international.

« Et nous avons besoin de moyens clairs et crédibles pour mesurer et rendre compte des progrès réalisé », a-t-il insisté.

Le Vice-Secrétaire général a également appelé à tirer les leçons du passé pour faire en sorte que les processus de suivi et d’évaluation nourrissent effectivement les efforts de mise en œuvre du Programme, notamment en partageant les expériences de mise en œuvre et en répliquant les meilleures d’entre elles.

« Ne nous faisons aucune illusion, la voie de la mise en œuvre ne sera pas facile », a-t-il averti, citant notamment les difficultés liées à mobilisation des ressources, à la coordination, au changement climatique, à la conjoncture économique mondiale et aux catastrophes.

Pour surmonter ces difficultés, M. Eliasson a appelé le forum à faire preuve d’un « leadership fort et transformatif ».

« Nous allons travailler avec vous pour améliorer progressivement les canaux de participation des multiples parties prenantes dans le processus d’examen », a-t-il ajouté, insistant également insisté sur l’importance pour le forum de produire des données fiables et de les analyser pour prendre les bonnes décisions.

« Il est essentiel que personne ne soit laissé de côté ; c’est le concept unificateur clé du Programme à l’horizon 2030, et c’est le thème souverain du Forum de cette année », a insisté M. Eliasson.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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