Erythrée : le mandat de la Rapporteur spéciale reconduit pour un an

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La Salle des civilisations du Palais des Nations à Genève où se tiennent les travaux du Conseil des droits de l’homme (Photo: ONU/J. M. Ferré)

Par cette résolution adoptée sans vote, le Conseil des droits de l'homme décide de prolonger le mandat de la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme en Érythrée pour une durée d'un an. Sheila B. Keetharuth devra donc se présenter dans l'enceinte genevoise aux sessions de mars et juin prochains.

En attendant, le Conseil a condamné avec la plus grande fermeté les violations systématiques et flagrantes des droits de l'homme. Des abus, qui selon le texte, sont commis par le Gouvernement érythréen dans un climat d'impunité généralisée. Dans ces conditions, il demande à Asmara de mettre un terme au régime du service national à durée indéterminée et à la pratique consistant à astreindre les conscrits au travail forcé.

Face au sombre tableau décrit, le texte demande à l'Assemblée générale de soumettre le rapport de la Commission d'enquête sur l'Erythrée aux différents organes de l'Onu afin que soient prises des actions appropriées. En outre, il encourage énergiquement l'Union africaine à donner suite au rapport et aux recommandations de la Commission d'enquête en suivant de près tous les abus, y compris ceux susceptibles de constituer un crime contre l'humanité, et de poursuivre les responsables en justice. A cet égard, la Somalie qui a présenté le projet de résolution pense qu'il appartient au Conseil d'adopter un mécanisme de reddition de comptes en Érythrée. Mais Asmara a qualifié cette résolution d'injuste, qui est selon l'Erythrée, le résultat de la sélectivité et de la politisation croissante du Conseil des droits de l'homme.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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15/12/2017
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