Bassin du Lac Tchad : « un nouveau niveau de terrible »

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Un enfant dans un camp de réfugiés dans la région de Diffa, au Niger. Photo: © UNICEF/UN016143/Cherkaoui

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques a indiqué, mardi, devant le Conseil de sécurité, que les offensives de la Force multinationale mixte avaient permis de reprendre 80% des zones sous contrôle de Boko Haram et de libérer des milliers de personnes capturées, mais que le groupe terroriste continue de menacer la stabilité régionale.

Jeffrey Feltman a signalé que l'impact économique de la crise avait été dévastateur pour les pays du Bassin du Lac Tchad, et que le taux de chômage parmi les jeunes avait atteint des niveaux préoccupant, créant un terreau fertile pour les activités de recrutement de Boko Haram.

La région est aussi le lieu d'un mouvement de déplacés en passe de devenir le plus important en Afrique, comme l'a expliqué le Secrétaire général adjoint aux opérations humanitaires.

Stephen O´Brien a indiqué qu'une insécurité sans limites a aggravé la vulnérabilité des communautés dans cette région fragile qui fait déjà face, entre autres, à un climat difficile, à la dégradation environnementale — notamment l'assèchement à large échelle du Lac Tchad– à une croissance démographique record et au niveau de pauvreté extrême et chronique le plus important au monde.

Le Secrétaire général adjoint a rapporté que lors de sa dernière visite, de nombreuses personnes lui avaient dit que les souffrances actuelles les avaient poussées à leur limite absolue. Il a signalé qu'il se rend régulièrement dans la région depuis 37 ans et qu'il n'avait jamais auparavant entendu autant de peur et de désespoir.

« C'est un nouveau niveau de terrible », s'est-il alarmé.

En tout, neuf millions de personnes ont besoins d'aide dans l'ensemble de la région du Bassin du Lac Tchad.

(Extrait sonore : Stephen O´Brien, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires)

 

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20/10/2017
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