Victimes de la torture : l'ONU demande aux Etats d'appuyer le Fonds de soutien

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Deux enfants devant une cellule du poste de police de Gao, au Mali, qui avait été utilisée par les djihadistes pour commettre des actes de torture. Photo: ONU/Marco Dormino

A l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a demandé dimanche aux États de se placer du côté des victimes en soutenant le Fonds qui leur est destiné.

« Partout dans le monde, dans toutes les régions, des hommes, des femmes et des enfants continuent d’être torturés par des acteurs non étatiques ou dans le cadre de la politique de tel ou tel État. Bien qu’elle soit absolument interdite par le droit international, cette pratique déshumanisante reste très répandue et, plus inquiétant encore, elle est de plus en plus tolérée », a noté M. Ban dans un message.

Le chef de l’ONU a rappelé que le droit était très clair : « la torture ne doit jamais être utilisée, quels que soient le moment ou les circonstances, y compris pendant un conflit ou lorsque la sécurité nationale est menacée ».

« En cette Journée internationale, nous exprimons notre solidarité avec les centaines de milliers de victimes de la torture et les membres de leur famille dans le monde entier et leur témoignons notre soutien », a-t-il ajouté.

La Convention contre la torture, ratifiée à ce jour par 159 États Membres de l’ONU, dispose que les États doivent veiller à ce que les victimes d’actes de torture relevant de leur juridiction obtiennent réparation, y compris les moyens nécessaires à une réadaptation aussi complète que possible. Lorsque les États ne respectent par leur obligation de prévenir la torture et de garantir aux victimes une réparation effective et rapide et des mesures d’indemnisation et de réadaptation appropriées, le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture est une solution vitale de dernier recours.

Créé il y a 35 ans par l’Assemblée générale, le Fonds soutient des centaines d’organisations qui fournissent une assistance juridique, sociale, psychologique et médicale à près de 50.000 victimes chaque année.

« Le Fonds a besoin d’au moins 12 millions de dollars en contributions volontaires annuelles. Je demande instamment aux États de se placer du côté des victimes en soutenant le Fonds et de continuer à combattre ardemment la torture et l’impunité. Aider les victimes et mettre fin à cette pratique criminelle va dans l’intérêt de la société tout entière et présage un avenir offrant à chacun sûreté et dignité », a dit le Secrétaire général.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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14/12/2017
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