Tous réunis pour mettre fin au SIDA

Écouter /

Michel Sidibé a l’ouverture de la réunion de haut niveau pour mettre fin au sida. (Photo: ONU)

Il y a quelques années on avait aucun espoir face à l'épidémie du sida, les gens n'avait pas d'accès aux médicaments, on pensait que cela allait être une catastrophe mondiale et on les voyait mourir dans les hôpitaux, mais aujourd'hui cette lutte a été transformée, a affirmé mercredi le Directeur exécutif d'ONUSIDA, Michel Sidibé, alors que l’Assemblée générale entame les travaux de la réunion de haut-niveau sur le VIH/sida, qui se tient au Siège de l’ONU à New York jusqu'au 10 juin.

Cette réunion sur la fin du sida compte attirer l'attention du monde entier sur l'importance d'une stratégie d'accélération de la riposte au sida au cours des cinq prochaines années.

La stratégie Accélérer de l'ONUSIDA a pour but d'atteindre des objectifs ambitieux d'ici 2020, à savoir avoir moins de 500 000 personnes nouvellement infectées par le VIH, moins de 500 000 décès de causes liées au sida et l'élimination de la discrimination liée au VIH.

Des chefs d’État et de gouvernement, des ministres, des personnes sous traitement vivant avec le sida, des représentants de la société civile et du secteur privé, des scientifiques et des chercheurs, participent à la rencontre qui vise mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030.

« On n'a pas gagné, mais on a une chance extraordinaire avec 5 années devant nous qui sont une fenêtre d'opportunité, si on la saisi on peut briser la colonne vertébrale de cette maladie », a affirmé le Directeur exécutif d'ONUSIDA.

Dans cet entretien avec la Radio des Nations Unies, Michel Sidibé revient sur les avancées constatée a ce jour mais aussi sur les défis dans les années à suivre.

« L'Afrique du Sud qui avait 70.000 enfants chaque année, elle n'en a que 7.000 par an qui naissent avec le sida » a souligné Michel Sidibé.

Cuba, la Thaïlande, le Belarus sont autant de pays qui peuvent aujourd'hui sire qu'ils ont à nouveau une génération qui est née sans sida, a-t-il explique. Aussi la trithérapies qui à l'époque exigeait 18 comprimés n'en exige qu'un seul par jour aujourd'hui et plus de 17 millions de personnes son aujourd'hui sous traitement.

Michel Sidibé signale toutefois que si les efforts de ne sont pas renforcés maintenant, on risque de perdre les acquis dans la lutte contre le sida

 

(Interview : Directeur exécutif d'ONUSIDA Michel Sidibé; propos recueillis par Cristina a Silveiro).

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
11/12/2017
Loading the player ...