Syrie : la campagne de vaccination mise à risque par l’intensification des combats

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Photo: PAHO/WHO

La vaccination de plus d'un million d'enfants en Syrie risque d'être mise à mal suite à l'escalade de la violence et des combats en cours en Syrie, ont affirmé cette semaine l'UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué de presse.

Depuis le début de l’année, il y a eu des rapports d’attaques sur les 17 établissements de soins de santé à travers la Syrie. Seul un tiers des hôpitaux fonctionnent actuellement dans le pays.

Les attaques contre les établissements de santé augmentent en fréquence et de l’ampleur.

Les deux agences onusiennes ont cité en exemple la suspension temporaire de la campagne de vaccination dans la ville d'Idlib, en raison de la forte augmentation des attaques contre le personnel et les installations sanitaires.

Le 31 mai, un centre ambulancier Idlib soutenu par les partenaires de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’ONU a été touché. Par conséquence, deux ambulances ont été détruites et l’hôpital à proximité, al-Watany, a été contraint de fermer tous ses services sauf celui des urgences. En une seule journée, plus de 50 civils ont été reportés tués, dont plusieurs enfants, et 250 autres personnes blessés, selon les deux agences.

Des rapports similaires ont été reçus concernant d’autres zones en Syrie, ce qui compromet davantage la campagne de vaccination.

Le 1er Juin, une clinique de la ville d’Alep soutenue par l'UNICEF a été frappée, blessant plus de 40 personnes dont une femme enceinte qui a perdu son bébé. Aussi, cette semaine un hôpital de Haritan une ville près d’Alep a été endommagé. Le 23 mai, un attentat a frappé l’hôpital national Jableh en Latakia tuant plus de 40 patients, de leurs membres de la famille, un médecin et deux infirmières.

L’OMS et l’UNICEF appellent toutes les parties au conflit à mettre un terme à la violence à travers la Syrie afin que les travailleurs de santé puissent reprendre la campagne de vaccination en toute sécurité.

De telles attaques sont des violations flagrantes du droit international humanitaire. Les agents de santé, les patients et les établissements de santé doivent être protégés, et les civils autorisés un accès illimité aux services de santé nécessaires de toute urgence. ”

 

(Interview : Christophe Boulierac, porte-parole UNICEF; propos recueillis par Alpha Diallo)

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23/10/2017
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