Protection des civils : Ban Ki-moon souligne l'importance d’intégrer des éléments politiques, civils et militaires

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Faustin Touadera, Président de la République centrafricaine, devant le Conseil de sécurité.(UN Photo/Rick Bajornas)

A l’occasion d’un débat au Conseil de sécurité de l’ONU sur la protection des civils, le Secrétaire général de l’Organisation, Ban Ki-moon, a rappelé vendredi le rôle crucial que les Casques bleus peuvent jouer pour protéger les civils et a jugé nécessaire de renforcer leurs moyens pour qu’ils puissent assumer ce rôle.

« Renforcer la protection des civils était un thème clé du Sommet humanitaire mondial et du Programme pour l’humanité. C’est l’un des thèmes dominants des récentes revues des opérations de paix », a souligné Ban Ki-moon dans un discours devant les membres du Conseil.

Selon lui, ces rapports, revues et réunions ont tous souligné « combien la protection des civils était un impératif politique, juridique, moral et opérationnel et était de la responsabilité en premier des autorités nationales ».

« Ils ont souligné le rôle modeste mais vital que les opérations de paix des Nations Unies peuvent jouer dans la protection des civils. Et ils ont souligné la nécessité d’un effort concerté de la part de ce Conseil, des États membres et du Secrétariat des Nations Unies pour renforcer encore cette contribution », a ajouté le Secrétaire général. « La protection des civils est une responsabilité globale impliquant toutes les fonctions essentielles de l’Organisation des Nations Unies : les droits de l’homme, l’humanitaire, le politique et le maintien de la paix ».

Le chef de l’ONU a demandé au Conseil de sécurité de donner la priorité à la stratégie politique et aux approches d’ensemble quand il examine les mandats de protection des civils, soulignant que ceux-ci pouvaient être « encore plus cruciaux que les moyens militaires et le nombre de troupes ».

Il a rappelé que le Secrétariat de l’ONU examinait ses procédures administratives et logistiques pour voir comment il peut mieux soutenir les opérations de paix et qu’il étudiait comment être plus souple et plus réactif.

Ban Ki-moon a aussi rappelé que le Secrétariat faisait tout son possible pour renforcer la responsabilité au sein des missions. « Nous continuerons nos efforts pour prévenir et répondre aux abus commis par des Casques bleus », a-t-il dit.

Il a estimé que l’ONU avait besoin de troupes qui correspondent aux besoins. « Nous avons besoin de troupes qui parlent les langues appropriées, disposent des bons équipements, ont les compétences requises, et se trouvent au bon endroit », a-t-il souligné.

Ban Ki-moon a souligné que protéger les civils est une responsabilité de l’ensemble du système onusien mais que « la responsabilité première incombe aux parties au conflit, aux États non belligérants, et à ce Conseil ».

La réunion du Conseil, de niveau ministériel et présidée par le ministre français des Affaires étrangères français Jean Marc Ayrault, fait suite aux trois revue majeurs des opérations de maintien de la paix ainsi qu'à la réunion de haut niveau de l'Assemblée générale tenue les 9 et 10 mai dernier.

La République centrafricaine a été citée en exemple à plusieurs reprise comme exemple, y compris par son propre Président. Faustin Touadéra a remercié la communauté internationale d'avoir aidé son pays à mettre un terme aux atrocités de masse et est notamment revenu sur la nécessité de rétablir l'Autorité de l'État, sur les questions de justice évoquant l'établissement imminent d'une Commission vérité, justice, réconciliation et réparation

 

(Extrait sonore : Faustin Touadéra, Président de la Republique centrafricaine)

 

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16/10/2017
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