ECOSOC : lien entre humanitaire et développement: le cas du Liban

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Un habitant sur quatre du Liban est un réfugié ou une personne déplacée. Ils vivent dans des camps dans des conditions souvent difficiles (Photo: ONU)

Le siège de l'ONU, à New York, dans le cadre des travaux du Conseil économique et social (ECOSCOC) accueille durant trois jours un segment consacré aux activités opérationnelles et aux affaires humanitaires.

Ce lundi matin, plusieurs panélistes ont participé à un débat sur le lien qui existe entre l'action humanitaire et le développement. Premier intervenant, Khalil Gebara, Conseiller du Ministre de l'intérieur et des municipalités, a rappelé que le conflit syrien dure depuis plus de cinq ans et qu'il pèse lourdement sur la population et l'économie libanaises.

Khalil Gebara a souligné qu'au Liban une personne sur quatre est une personne déplacée et que cela affecte particulièrement les services publics. « Au Liban, nous avons les réfugiés palestiniens de 1948, nous avons les déplacés syriens. Nous avons aussi des Palestiniens de Syrie et nous avons aussi un petit groupe de réfugiés déplacés de l’Iraq. Nous avons estimé que depuis 2012 notre économie a perdu de l’ordre de 13 milliards de dollars», a déclaré le Conseiller libanais.

Khalil Gebara a fait remarquer que, rien qu'en 2015, le pays a perdu 5,6 milliards de dollars de son Produit intérieur brut (PIB), soit près de 11% du PIB. De plus, la croissance économique annuelle est d’environ 0% avec plus de 20% de chômage, ce nombre atteint même 30% chez les jeunes. Le Liban est l’un des pays ayant la plus forte dette publique au monde puisqu'elle représente aujourd’hui 138% du PIB alors que notre déficit public atteint 9% du PIB.

(Extrait sonore : Khalil Gebara, Conseiller du Ministre de l'intérieur et des municipalités du Liban)

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20/10/2017
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