L'ONU s'efforce d'améliorer la coordination pour répondre aux crises sanitaires mondiales

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Un centre de recherche au Brésil procède à des tests pour diagnostiquer la présence du virus Zika dans des échantillons de sang de femmes enceintes. Photo OMS/PAHO

Lors d’une réunion de l’Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux crises sanitaires mondiales, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a insisté lundi sur la mise en œuvre de mesures destinées à mieux se préparer et à mieux répondre à ces crises à l’avenir.

Le 9 février 2016, le Groupe de haut niveau sur la réponse mondiale aux crises sanitaires, présidé par l’ancien Président de Tanzanie, Jakaya Mrisho Kikwete, a présenté un rapport contenant 27 recommandations, insistant notamment sur la nécessité d’une recherche innovante et de financements adéquats.

« Le Groupe nous a donné des recommandations concrètes et raisonnables qui tracent une voie claire sur la façon dont les communautés, les nations et le système international peuvent mieux se préparer et répondre aux crises sanitaires à l’avenir », a souligné Ban Ki-moon.

Il ajouté qu’il avait l’intention de s’impliquer pleinement dans la mise en œuvre de ces recommandations et qu’à cet égard il avait établi un groupe de travail pour coordonner les efforts dans ce domaine.

Le groupe de travail sera dirigé par le Vice-Secrétaire général, Jan Eliasson, avec le soutien de David Nabarro, Conseiller spécial du Secrétaire général sur le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et le changement climatique. La Directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Margaret Chan, et le Président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, co-présideront le groupe de travail.

Le Secrétaire général s’est félicité des progrès déjà réalisés dans certains domaines. Il a ainsi noté que l’OMS avait créé un programme pour les urgences sanitaires, son nouveau bras opérationnel lui permettant de répondre de manière efficace et immédiate aux épidémies et aux urgences sanitaires.

Ban Ki-moon a également noté que le Groupe de haut niveau avait insisté sur la nécessité de renforcer la coordination au sein du système des Nations Unies au moment de crises sanitaires. « Dans le cas de l’épidémie actuelle du virus Zika, le Vice-Secrétaire général a organisé chaque mois des réunions de coordination des hauts responsables du système des Nations Unies pour garantir une coordination et un partage des informations au plus haut niveau », a souligné Ban Ki-moon.

Le chef de l’ONU s’est enfin félicité du lancement en mai 2016 par la Banque mondiale d’un système de financement d’urgence pour les pandémies. « Ce sera un mécanisme de financement mondial innovant à décaissement rapide, conçu pour protéger le monde contre les pandémies. Il va créer le premier marché d’assurance pour les risques de pandémie. Il sera mis en œuvre en étroite collaboration avec l’OMS », a-t-il souligné.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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14/12/2017
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