L’OMS appelle au don de sang volontaire et non rémunéré

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Le don de sang volontaire et non rémunéré doit augmenter rapidement dans plus de la moitié des pays du monde pour assurer un approvisionnement fiable en sang sécurisé destiné aux patients qui en dépendent pour leur survie, a déclaré l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lors de la Journée mondiale du donneur de sang.

Cette année, la Journée mondiale du donneur de sang est organisée sur le thème «Le sang, un lien universel», soulignant ainsi le lien que partagent toutes les personnes avec leur sang. Le slogan «Partagez la vie, donnez votre sang» attire l’attention sur le rôle des systèmes de dons volontaires pour encourager les gens à prendre soin les uns des autres et pour promouvoir la cohésion sociale.

« Bien qu’il puisse y avoir beaucoup de différences au niveau externe, c’est le même sang qui circule dans nos veines », a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. « Le don de sang volontaire et non rémunéré est un acte qui donne la vie, c’est le plus grand cadeau qu’une personne puisse faire ou recevoir ».

On collecte environ 108 millions de dons de sang par an dans le monde. Près de la moitié d’entre eux sont collectés dans les pays à haut revenu où vit moins de 20% de la population mondiale. Le taux moyen du don de sang est plus de neuf fois supérieur dans les pays à revenu élevé par rapport aux pays à faible revenu.

Néanmoins, dans de nombreux pays, la demande dépasse l’offre et les services de transfusion sont confrontés à la difficulté d’avoir suffisamment de sang disponible, tout en garantissant la qualité et la sécurité. Seuls des dons réguliers de la part de donneurs volontaires et non rémunérés permettent d’assurer un approvisionnement suffisant.

Les donneurs réguliers, volontaires et non rémunérés sont le fondement de l’approvisionnement en sang sécurisé, car on leur associe un faible niveau d’infections pouvant être transmises par le sang, parmi lesquelles le VIH et les virus de l’hépatite. Dans le monde, 25 pays ne peuvent pas dépister une ou plusieurs de ces infections dans tous les dons de sang à cause de l’approvisionnement irrégulier en kits de tests, des pénuries de personnel, des kits de mauvaise qualité ou d’une qualité insuffisante des services des laboratoires.

 

L’OMS encourage tous les pays à se doter de services de transfusion reposant intégralement sur le don de sang volontaire et non rémunéré. Aujourd’hui, seuls 62 pays assurent près de 100% de leur approvisionnement en sang au moyen des dons volontaires et non rémunérés, alors que 34 pays dépendent encore des donneurs familiaux ou même de donneurs rémunérés pour plus de 75% de leur approvisionnement en sang.

On peut utiliser le sang total, ou séparer les composants, par exemple les hématies, les plaquettes, le plasma ou d’autres «substances» qui peuvent être employées pour traiter un grand nombre de maladies. Une seule unité de sang peut servir à soigner plusieurs patients.

Les transfusions de sang et de produits sanguins aident à sauver des millions de vies chaque année, pendant des situations d’urgence, comme des conflits ou des catastrophes naturelles, ou encore à l’accouchement. Elles peuvent aider à prolonger la vie de patients souffrant de maladies potentiellement mortelles, améliorer leur qualité de vie et contribuer au bon déroulement de gestes médicaux ou chirurgicaux complexes.

« Les dons de sang volontaires proviennent de tous les milieux de la société, mais ils ont une chose en commun : placer les autres au-dessus de soi, des personnes que l’on ne connaît même pas », a déclaré le Dr Ed Kelley, Directeur à l’OMS du Département Prestation de services et sécurité.

« Chaque fois que l’on donne du sang, on accomplit un acte héroïque d’altruisme ».

 

(Extrait sonore : Edward Kelley,Directeur des prestations et sécurité à l'OMS; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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20/10/2017
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