Libye : le Représentant spécial souligne l'urgence d'un Gouvernement fonctionnel et d'une architecture sécuritaire unifiée face à Daech

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Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, lors de son intervention devant le Conseil de sécurité. Photo: ONU/Manuel Elias

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, a proposé, cet après-midi, devant le Conseil de sécurité, une sortie en six points de la grave crise politique et sécuritaire que connaît la Libye.

Martin Kobler a notamment demandé l'approbation officielle du Gouvernement d'entente nationale afin de doter le pays d'un « gouvernement qui fonctionne » et plaidé pour une architecture sécuritaire intérimaire inclusive face à Daech, « l'ennemi de tous les Libyens ».

Alors que la Libye n'a toujours pas de Gouvernement approuvé officiellement, le Représentant spécial a indiqué que la mise en œuvre de l'Accord était retardée parce que certaines parties n'ont pas honoré leurs engagements.

Pour sortir de cette crise, il a souligné que l'Accord politique libyen doit demeurer le seul cadre légitime de conduite de la transition libyenne jusqu'à l'adoption d'une nouvelle constitution, et que la Chambre des députés devait rester l'institution approuvant et investissant le Gouvernement d'entente nationale. Il a d'ailleurs appelé le Président de la Chambre à convoquer une session parlementaire, dans un climat débarrassé des menaces et des intimidations, pour voter sur la composition proposée du Gouvernement d'entente nationale.

Les autres stratégies de sorties de crise du Représentant spécial ont trait au travail du Conseil de la présidence et à l'importance pour le Conseil de la présidence de répondre aux besoins de base des Libyens

Martin Kobler a aussi souligné que le Conseil de la présidence, en sa qualité de Commandant suprême de l'armée libyenne unie, était la seule instance légitime récipiendaire de l'assistance internationale dans le domaine de la sécurité. Il a également plaidé pour une « architecture sécuritaire intérimaire inclusive » afin d'éviter les hostilités entre les différents acteurs libyens impliqués dans la lutte contre Daech.

En la matière, le Chef de la MANUL a mis en garde contre les risques d'affrontements directs entre les forces combattant Daech en raison d'actions militaires non coordonnées sur le terrain.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

 

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15/12/2017
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