Le Président du TPIY dénonce un « grave retour en arrière » en termes de coopération avec la Serbie

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Le juge Carmel Agius, Président du TPIY, lors de son intervention au Conseil de sécurité. Photo: ONU/Loey Felipe

Le Conseil de sécurité a fait le point, ce mercredi, sur l'avancée des travaux du Tribunal pénal international pour le Rwanda et du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.

A cette occasion, le Président du TPIY, Carmel Agius, a indiqué que les mandats d'arrêt délivrés en janvier 2015 par le TPIY contre trois personnes accusées d'outrage n'avaient pas encore été exécutés, et que dans deux décisions en date du 18 mai de cette année, la Serbie indique estimer que les conditions requises pour arrêter et livrer les accusés n'étaient pas réunies.

« A ma grande surprise, et contrairement à ses décisions précédentes, la haute cour de Belgrade a affirmé qu'il n'était pas du devoir de la Serbie de coopérer avec le tribunal sur les questions d'outrage », s'est inquiéter le juge Carmel Agius .

Il a jugé que la situation actuelle représente «un grave retour en arrière » en termes de coopération avec le tribunal et un « manque de respect inacceptable » envers la primauté du droit du tribunal sur le droit national serbe mandaté par le Conseil de sécurité.

(Extrait sonore : Juge Carmel Agius, Président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie)

 

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20/10/2017
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