Iraq: le HCR cherche à mieux cibler son appui aux populations d'Erbil

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Des déplacés originaires de Mossoul après avoir réussi à atteindre un point de passage près d’Erbil, dans le Kurdistan iraquien (photo : HCR/R.Nuri)

En Iraq, le Haut-commissaire pour les réfugiés (HCR) s'est allié au gouvernement kurde pour améliorer son assistance aux quelques 1 millions de réfugiés iraquiens et déplacés syriens qui habitent le gouvernorat d'Erbil.

Selon le HCR, 94% de ces déplacés et 73% de ces réfugiés habitent en dehors des camps. L'agence souhaite maintenir cette situation afin ces populations ne dépendent pas de l'aide internationale, tout en évitant qu'elles s'endettent.

C'est pourquoi le HCR a mené une étude pour mieux cerner les besoins et mieux cibler leur réponse.

Selon l'étude, ces populations ont énormément de mal à payer le loyer des résidences dans lesquelles elles habitent et s'endettent.

Aussi, les réfugiés syriens ainsi que les déplacés iraquiens s'endettent de plus en plus parce que les ressources et les revenus sont de moins en moins importants.

« Les champs de constructions sont complètement bloqués et donc les opportunités de travail sont limitées, à la fois que les dépenses restent les mêmes ou augmentent à mesure que les familles s'accroissent », a expliqué le Représentant du HCR en Iraq, Bruno Geddo.

La dépense la plus importante reste le loyer mensuel, suivi par des dépenses pour acheter la nourriture, des médicaments et des soins médicaux puis pour envoyer les enfants à l'école.

« Bien sûr il y a des pourcentages très élevés d'enfants non scolarisés parce que la priorité est bien sûr la nourriture et la santé » affirme le Représentant spécial.

A partir de ces constats le HCR compte mieux cibler son assistance, notamment pour les loyers.

« Si les gens ne peuvent pas payer leur loyer ils vont hypothéquer leur avenir » conclu Bruno Geddo precisant que les populations vont s'engager dans une spirale négative pour faire face à leur problèmes de financement, a travers ce qu'on appelle des solutions négatives « mariages précoces parfois la prostitution ou d'autres solutions qui ne sont pas bien pour leur dignité et pour leur avenir ».

 

 

(Extrait sonore : Bruno Geddo, Représentant du HCR en Iraq; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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17/10/2017
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