« Brexit » : Ban Ki-moon souhaite que l'UE reste un partenaire solide de l'ONU

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Photo: ONU Genève

Après que les Britanniques ont choisi jeudi de quitter l’Union européenne (UE) à l’issue d’un référendum, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a souhaité vendredi que l’UE reste un partenaire solide des Nations Unies, notamment sur les questions de développement, d’affaires humanitaires, de paix et de sécurité.

« Le Secrétaire général a suivi de près les débats concernant le référendum au Royaume-Uni. Le vote pour quitter l’Union européenne est intervenu à la fin de délibérations intenses et de riches discussions, non seulement au Royaume-Uni, mais aussi dans toute l’Europe », a dit son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Alors que le Royaume-Uni et d’autres États membres de l’UE se lancent désormais dans un processus pour tenter de définir la marche à suivre, le Secrétaire général fait confiance dans le pragmatisme et la responsabilité commune dont l’Europe a fait preuve à de nombreuse reprises par le passé, dans l’intérêt des citoyens européens », a-t-il ajouté.

« À l’ONU, nous nous réjouissons de poursuivre notre collaboration avec le Royaume-Uni et l’Union européenne – tous deux des partenaires importants », a ajouté le porte-parole. « Le Secrétaire général espère que l’Union européenne va continuer d’être un partenaire solide des Nations Unies en matière de développement et d’affaires humanitaires, ainsi qu’en matière de paix et de sécurité, et notamment en matière de migration ».

Le Secrétaire général a dit également espérer que le Royaume-Uni continue à exercer son leadership dans de nombreux domaines, y compris le développement. « Il espère vivement que cela continue », a dit son porte-parole.

De son côté, la Directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a déclaré avoir pris note de la décision prise par le peuple du Royaume-Uni. Elle a exhorté les autorités britanniques et européennes à travailler de concert afin d’assurer une transition en douceur vers une nouvelle relation économique entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, notamment en clarifiant les procédures et les grands objectifs qui guideront le processus. Le FMI qui soutient fermement les engagements de la Banque d’Angleterre et de la Banque centrale européenne (BCE) à fournir des liquidités au système bancaire et à réduire l’excès de volatilité financière. Le Fonds qui continuera de suivre de près les développements et qui se dit prêt à soutenir ses membres au besoin.

Pour le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le Brexit ne change rien à l’égard de la façon dont le Royaume-Uni devra abriter les demandeurs d’asile. Selon le porte-parole de l'agence onusienne, Adrian Edwards, la Convention internationale de 1951 relative au statut des réfugiés est toujours valable et applicable.

Enfin, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tout en respectant la décision souveraine de l’électorat britannique, rappelle au Royaume-Uni ses obligations en matière de gestion des migrations.

(Mise en perspective: Jérôme Longué)

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11/12/2017
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