Yémen: les pourparlers de paix au Koweït traversent une phase difficile, selon l’ONU

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L'Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Ismail Ould Cheikh Ahmed, informe les médias. Photo : ONU / Loey Felipe

Malgré l’atmosphère positive qui a prévalu au cours des derniers jours, la délégation du gouvernement du Yémen a suspendu sa participation aux sessions plénières des pourparlers de paix inter-yéménites qui ont lieu depuis le 21 avril au Koweït, sous l’égide de l’ONU, a annoncé dimanche l’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le pays, Ismail Ould Cheikh Ahmed.

Cette décision, a indiqué l’Envoyé spécial dans une déclaration de presse, a fait suite aux rapports récents concernant l’évolution de la situation sur le terrain dans la province yéménite d’Amrane, où, selon la presse, les Houthis et leurs alliés se seraient emparés d’une base militaire du gouvernement.

« Nous comprenons les raisons qui ont conduit à cette décision, cependant, nous demandons instamment à toutes les parties de négocier de bonne foi et de faire preuve de sagesse dans leur participation aux pourparlers ; les Yéménites comptent sur elles », a appelé Ismail Ould Cheikh Ahmed.

L’Envoyé spécial a souligné que toutes les questions difficiles doivent être réglées à la table des négociations et de manière transparente, afin que les parties puissent parvenir à un accord global « qui mette un terme à ce type d’incidents ».

« Nous ne sous-estimons l’importance de ce qui s’est produit ou est train de se produire. Cependant, nous réaffirmons que la seule issue possible est celle d’un dialogue pacifique, de la pleine adhésion aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, de la feuille de route établie par l’Initiative du Conseil de coopération du Golfe et son mécanisme de mise en œuvre, et des résultats de la Conférence du dialogue national (NDC) », a déclaré Ismail Ould Cheikh Ahmed.

Il a ajouté qu’il était en contact constant avec le ‘Comité de désescalade et de coordination’ et, à travers lui, avec les comités locaux, pour enquêter sur toutes les violations de la cessation des hostilités et y mettre fin.

Après s’être abondamment entretenu avec la délégation du gouvernement du Yémen et avoir rencontré les leaders de la délégation d’Ansar Allah et du Congrès général du peuple dans l’après-midi de dimanche, l’Envoyé spécial a déclaré avoir reçu l’assurance de la part des parties qu’elles s’engageaient à résoudre les questions en suspens sans convoquer de session plénière.

« L’ONU espère reprendre les pourparlers et capitaliser sur les progrès tangibles réalisés au cours des deux derniers jours », a déclaré Ismail Ould Cheikh Ahmed, en référence notamment aux documents présentés par les deux délégations, le 29 avril au soir, contenant leurs propositions respectives pour régler les questions en suspens.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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20/10/2017
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