ONU: les jours où la criminalité liée aux espèces sauvages permettait de faire de larges bénéfices pour peu de risques sont révolus

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Selon la CITES, les activités menées par des organisations transnationales illégales contre des espèces animales en danger ont augmenté ces dernières années (Crédit photo : PNUE GRID/ArendalPeterProkosch)

Le braconnage a fortement augmenté ces dernières années et pour y faire face, la communauté internationale déploie des efforts considérables, à l'image de l'impressionnante destruction, ce week-end au Kenya, de plus de 100 tonnes d'ivoire d'éléphant et de rhinocéros. Selon John Scanlon, Secrétaire général de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), la présence massive des médias a permis de transmettre un message clair aux gangs transnationaux de criminalité organisée : « les jours où la criminalité liée aux espèces sauvages permettait de faire de larges bénéfices pour peu de risques sont révolus. »

Selon John Scanlon, les gangs du crime transnational organisé opèrent désormais à une échelle industrielle. Malgré cela, en procédant à la destruction des stocks d'ivoire, le gouvernement kenyan a pu faire passer un message très clair : que le commerce illicite de la faune sauvage est et demeure intolérable. John Scanlon estime toutefois que brûler les stocks d'ivoire ne suffira pas à mettre fin à ce commerce illicite, mais, selon lui, le Kenya fait bien plus que ça.

« Le pays a souligné qu'il renforce ses lois votées par le parlement, qu'il renforce ses mesures de mise en œuvre, notamment les sanctions, les effectifs du Service kényan de la faune et la bonne utilisation d'expertise moderne. Brûler tout cet ivoire nous a donc permis de faire porter l'attention là-dessus, » a déclaré le Secrétaire général de la CITES.

John Scanlon reste donc optimiste et pense que la prochaine Conférence mondiale de la faune, organisée en septembre à Johannesburg, permettra d'adopter des mesures visant à contrôler et interdire leurs activités illicites, grâce à des niveaux record d’intérêt manifestés par les États membres désireux désormais de protéger leur patrimoine naturel.

(Extrait sonore : John Scanlon, Secrétaire général de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d'extinction)

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20/10/2017
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