OMS : la Syrie, pays le plus risqué pour le personnel sanitaire

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Les décombres d'un bâtiment détruit à Ghouta Est : la Syrie reste le pays le plus risqué pour le personnel sanitaire (Photo UNICEF/Al Shami)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) ne dispose pas encore des données de cette année sur les attaques contre les infrastructures sanitaires, mais tout reste à croire que la tendance resterait toujours préoccupante, avec notamment les dernières attaques contre les hôpitaux en Syrie. Et ce pays confirmerait ainsi sa place comme zone la plus dangereuse pour les travailleurs sanitaires œuvrant en situation de conflit ou d’urgence. En effet, la Syrie était l’an dernier le pays le plus dangereux, loin devant les Territoires palestiniens, le Pakistan et le Yémen.

 

C’est la première fois que l’agence onusienne publie de telles données. Et ces statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publiées ce jeudi à Genève donnent un autre regard sur les difficiles conditions de travail des humanitaires.  Selon le rapport, 256 attaques dirigées contre les structures médicales, les personnels de santé et les ambulances ont été enregistrés l’an dernier dans 19 pays. 434 personnes (personnels sanitaires, patients et autres civils présents sur place) ont été tuées lors de ces attaques. Une baisse très relative comparée à 2014avec 338 attaques qui ont avaient provoqué la mort de 525 personnes.

Et la Syrie reste le pays le plus risqué l’an dernier avec 135 attaques et autres violences exercées à l’encontre du personnel sanitaire ou d’infrastructures médicales. 173 personnes ont été tuées l'année dernière en Syrie alors qu'en 2014, 179 personnes ont péri lors de ces attaques.

Parmi les autres zones les plus dangereuses pour le personnel sanitaire figuraient en 2015 les territoires palestiniens (34 attaques tuant 3 personnes), le Pakistan (16 attaques tuant 45 personnes), la Libye (14 attaques tuant 39 personnes), le Yémen (9 attaques tuant 31 personnes) et l’Iraq (8 attaques tuant 43 personnes).

L'OMS rappelle d'ailleurs que « deux tiers de ces attaques ont été délibérées. Une façon de rappeler que ces attaques sont de graves violations du droit international humanitaires et peuvent même parfois être considérées comme des crimes de guerre.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève, pour la Radio des Nations Unies)

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17/10/2017
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