L’ONU appelle à faire disparaître la fistule obstétricale en une génération

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Odette Kusiku Mbaku Maswaku (à droite) s’est fait opérer de la fistule dans un hôpital financé par le FNUAP en République démocratique du Congo.(Photo PANOS/Robin Hammond)

Le Secrétaire général de l’ONU,  Ban Ki-moon, a appelé lundi à faire disparaître cette affection en l’espace d’une génération, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale .

Selon lui il est possible d'éradiquer la fistule obstétricale partout, car elle l'a déjà quasiment été éliminée de tous les pays à revenu élevé et intermédiaire.

La fistule obstétricale est l'une des lésions les plus graves et les plus dangereuses susceptibles de survenir lors d'un accouchement qui affecte 50 000 à 100 000 femmes par an.

Plus de deux millions de femmes en Asie, en Afrique subsaharienne, dans la région arabe, en Amérique latine et dans les Caraïbes vivent avec une fistule.

Il s'agit d'une perforation entre le vagin et la vessie ou le rectum, due à un arrêt prolongé du travail en l'absence de soins obstétricaux.

Elle provoque une fuite d'urine et/ou de matières fécales par le vagin, et entraîne à plus long terme des problèmes médicaux chroniques

Les femmes atteintes de fistule obstétricale souffrent d’une incontinence chronique. Elles vivent souvent pendant des années, voire des décennies dans cet état car elles n’ont pas les moyens financiers de se faire traiter. Incapables de contrôler l’écoulement de l’urine ou l’excrétion des matière fécales, elles sont souvent abandonnée par leur mari et leur propre famille, ou bannies de leur communauté.

La fistule obstétricale peut pourtant être évite; elle est l’un des exemples les plus révélateurs de l’inégalité d’accès aux soins de santé maternelle.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

 

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11/12/2017
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