Le Sommet humanitaire s'achève avec la mise sur pied du « Grand compromis »

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Kristalina Georgieva, Vice-Présidente de la Commission européenne en charge du budget et des ressources humaines, et Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU (de dos) au Sommet humanitaire mondial à Istanbul. Photo: OCHA

Le premier Sommet humanitaire mondiale s'achève mardi à Istanbul. Au cours de deux jours dirigeants du monde, travailleurs humanitaires, experts, journalistes et militants ont discuté de l'amélioration du système international d'assistance humanitaire dont les besoins humanitaires ont connu une augmentation exponentiellement au cours des 10 dernières années.

Même si le Sommet n'avait pas pour objectif de déboucher sur un accord contraignant ou un engagement politique saillant, quelques initiatives importantes y ont été prises, à l'instar de la mise sur pied du « Grand Compromis ».

L'objectif de celui-ci est de faire en sorte que le maximum de ressources humanitaires disponibles atteigne les personnes en besoin, en dépensant un minimum sur des procédures administratives qui mènent à des pertes et des duplicata.

En effet, avec l'explosion des besoins humanitaires (quelques 125 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'assistance humanitaire, et le nombre augmente à un rythme sans précédent)— le coût de la réponse a non seulement explosé, passant de 2 milliards $ dollars en 2000 à $ 25 milliards en 2014, mais les ONG se sont par la même transformées en multinationales bureaucratiques. D'où l'urgence d'apporter une réforme structurelle et de ne pas limiter l'action à la simple levée de fonds.

Selon Kristalina Georgieva, Vice-Présidente de la Commission européenne en charge du budget et l'une des architectes du « grand compromis », « la mise en œuvre du grand compromis devrait transférer un milliard de dollars des activités administratives, duplicatas et actions incohérentes vers les activités de secours productives. »

Pour y arriver les humanitaires comptent notamment travailler d'avantage avec les ONG locales, et d’ici 2020, un quart du financement humanitaire devrait d'ailleurs aller à des organisations locales et nationales.

(Mise en perspective : Florence Westergard)

 

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13/12/2017
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