En visite au Mali, un haut responsable de l'ONU juge nécessaire une accélération de la mise en œuvre de l'accord de paix

Écouter /

Casques bleus de la MINUSMA en patrouille. Photo : MINUSMA / Marco Dormino

A l’issue d’une visite de quelques jours au Mali, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a estimé lundi que la priorité était une accélération de la mise en œuvre de l’accord de paix.

Lors de sa visite, M. Ladsous a rencontré des responsables du gouvernement malien, notamment le Président Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier ministre Modibo Keita et le Ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop. Dimanche, il s’est rendu dans le nord du pays, à Tessalit et à Kidal, où il a rencontré des représentants des groupes armés signataires de l’accord de paix.

« La première des priorités est incontestablement la nécessité d’accélérer la mise en œuvre des accords signés le 15 mai dernier et complétés au mois de juin. Comme dans deux semaines à peine ce sera le premier anniversaire de cette signature, je crois qu’il est important d’avancer sur un maximum de points possibles », a dit M. Ladsous lors d’une conférence de presse lundi à Bamako, la capitale du Mali.

« C’est un effort qui doit être partagé par les uns et les autres. Il y a par exemple la loi sur les collectivités territoriales qui fait l’objet d’une saisie de la cour constitutionnelle. Et je crois que l’administration intérimaire prévue dans les accords doit pouvoir entrer en fonctionnement au plus vite. Tout comme il est important que l’on puisse avancer sur le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion des ex-combattants », a-t-il ajouté.

Il a noté que cette semaine les premiers camps de cantonnement pour les ex-combattants allaient entrer en fonction.

Selon lui, il est important de montrer aux populations que les Accords de Paix se traduisent par des dividendes en termes de redémarrage des différents services publics.

« Nous nous inscrivons dans une attitude de soutien aux autorités, de soutien aux forces de sécurité maliennes pour que progressivement, tout puisse se remettre en place, les structures et donc l’administration intérimaire, et tout ce qui l’accompagne pour que les gens puissent de nouveaux envoyer leurs enfants à l’école, bénéficier à nouveaux de services médicaux, améliorer les fournitures des différents services telles que l’électricité, l’eau quand c’est possible », a-t-il dit.

Le chef des opérations de maintien de la paix a noté que la menace terroriste « ne se dément pas » et au contraire s’est accentuée. Il a indiqué que l’ONU travaillait activement pour que des moyens soient mis à la disposition de la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA), qu’il s’agisse de moyens humains et de nouveaux équipements, y compris de nouvelles technologies de pointe, comme par exemple le ballon captif qui surveille les parages du camp à Kidal.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...