Un an après le début de la crise, les Burundais continuent de fuir le pays, selon le HCR

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Le 29 mai 2016, Centia, 12 ans, marche pieds nus sur un sol poussiéreux dans la province de Kirundo, au Burundi. Photo : UNICEF / UNI186074 / Nijimbere

Un an après le début de la crise au Burundi, près de 260.000 personnes ont fui vers les pays voisins et des milliers d’autres pourraient les rejoindre d’ici la fin de l’année si une solution politique n’est pas trouvée pour éviter une guerre civile.

C'est qu'a averti, vendredi, le Haut-Commissariat pour les réfugiés qui signale que des Burundais ont continué d’arriver dans les pays voisins au cours des dernières semaines, bien qu'en plus petit nombre car il devient plus difficile de franchir les frontières.

Selon le HCR, au rythme actuel, il y pourrait y avoir 330 000 réfugiés burundais d'ici la fin de l'année.

Beaucoup de demandeurs d’asile et de nouveaux arrivants signalent des violations des droits de l’homme au Burundi, y compris la torture, la violence sexuelle, la détention arbitraire, l’intimidation, le recrutement forcé par les milices, les meurtres et l’extorsion.

Le HCR indique aussi que l’aggravation des conditions économiques au Burundi pourrait exacerber la situation, alimentant de nouveaux déplacements et rendant les conditions de retour moins favorables.

Selon le HCR, la plupart des réfugiés et des milliers de déplacés internes ne rentreront probablement pas chez eux dans les conditions actuelles

A ce jour, le HCR n'a reçu qu'un peu plus du quart des 175 millions de dollars nécessaires pour financer ses opérations au Burundi et peine à fournir des provisions de base aux populations de réfugiés.

La Tanzanie accueille plus de la moitié des réfugiés burundais, suivi du Rwanda, de la République démocratique du Congo et de l'Ouganda.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

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13/12/2017
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