République du Congo : l’ONU condamne des actes de violence à Brazzaville

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Abdoulaye Bathily, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale (archive) Photo: ONU/Amanda Voisard

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale a condamné, mardi, les actes de violence qui ont eu lieu dans la périphérie de Brazzaville, en République du Congo, deux semaines après la réélection du Président Denis Sassou-Nguesso.

Abdoulaye Bathily a exprimé sa vive préoccupation face aux affrontements armés qui ont eu lieu dans la nuit du 3 au 4 avril et qui ont entraîné un mouvement de panique ainsi que le déplacement d’une partie de la population.

Le Représentant spécial a appelé les acteurs politiques, et les forces de défense et de sécurité, « à faire preuve de retenue et de responsabilité ».

Il les a aussi exhortés à privilégier l’intérêt du pays et du peuple congolais, « en s’abstenant de toute action susceptible de compromettre les précieux acquis obtenus à la suite d’une longue et difficile période d’instabilité qu’a connue le pays et dont il tente encore de se remettre ».

Le Représentant spécial a souligné « l’importance du dialogue et du consensus pour trouver une solution pacifique et durable aux contentieux issus des récents développements politiques dans le pays ».

Selon la presse, Brazzaville a été le théâtre de combats dans la nuit du 3 au 4 avril entre les forces de sécurité congolaises et des hommes armés dans les quartiers sud de la capitale. Le gouvernement congolais affirme que ces hommes en armes sont d’anciens rebelles ninjas, des hommes qui se réclament de Frédéric Bintsamou, mieux connu sous le nom de Pasteur Ntumi. Cet ex-chef rebelle, actif entre 1998 et 2003, s’était rangé derrière Guy-Brice Parfait Kolelas, arrivé en deuxième position lors de l’élection présidentielle du 20 mars.

(Mise en perspective: Isabelle Dupuis)

 

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12/12/2017
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