Prévention de l'extrémisme violent : une conférence de l'ONU à Genève pour s'attaquer aux facteurs du terrorisme

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Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon. Photo: ONU/Loey Felipe

Pour rapprocher les positions et champs d'action des différents acteurs et à s'attaquer aux causes profondes de l'extrémisme violent, l'ONU et la Suisse tiendront les jeudi 7 et vendredi 8 avril prochains à Genève une conférence de haut niveau sur la prévention de l'extrémisme violent. Plus de 104 délégations gouvernementales et plus de 600 délégués sont attendus au Palais des Nations pour cette rencontre présidée par le Chef de la diplomatie suisse Didier Burkhalter et le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

Ces dernières années, la communauté internationale a été profondément ébranlée par la propagation virulente de l'extrémisme violent. Les groupes extrémistes sapent ainsi les fondements de l'état de droit. C'est la raison pour laquelle, la conférence de Genève est perçue comme une étape importante du processus visant à approfondir et à mieux comprendre les différents aspects de la prévention de l'extrémisme violent, pour ainsi contribuer à la lutte contre le terrorisme. A cet égard, la conférence débutera le jeudi 7 avril par des travaux des experts qui vont se pencher sur le Plan d'action des Nations Unies, la prévention de l'extrémisme violent et les facteurs de l'extrémisme. Il s'agit de se pencher sur les facteurs de « répulsion », les conditions favorisant l'extrémisme violent et le contexte structurel dans lequel il apparaît, à savoir la marginalisation, la mauvaise gouvernance, l'état de droit, les conflits prolongés et non réglés et la radicalisation en prison.

Le 8 avril (segment de haut niveau), plusieurs ministres ainsi que des représentants de haut rang d'institutions onusiennes et d'autres organisations internationales et régionales prendront la parole après l'allocution d'ouverture prononcée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et le conseiller fédéral Didier Burkhalter. On s'attend à des annonces sur les mesures à prendre au niveau mondial dans la lutte contre l'extrémisme. Entre autres recommandations, l'ONU devrait mettre en place une action intégrée au niveau de l'ensemble du système des Nations Unies pour appuyer les efforts nationaux, régionaux et mondiaux de prévention. Une façon pour l'ONU de rappeler que « l'extrémisme violent ne pouvait être et ne devrait être associé avec aucune religion, aucune nationalité, aucune civilisation ni aucun groupe ethnique ».

(Interview : Stephan Husy, Ambassadeur chargé de la lutte contre le terrorisme, Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse ; propos recueillis par Alpha Diallo et la Radio Suisse italienne RSI)

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19/10/2017
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