L’Assemblée générale fait le point sur les allégations d’abus sexuels

Le drapeau de l’ONU. Photo: ONU/Mark Garten

L'Assemblée générale a fait le point, mardi après-midi, sur les allégations alarmantes selon lesquelles des soldats de la paix de l'ONU se seraient livrés à des actes d'exploitation sexuelle, notamment en République centrafricaine.

Une première série d'accusations avaient d'abord vu le jour en juin 2015 impliquant des forces militaires étrangères en RCA. Des Casques bleus de la MINUSCA, la Mission de l'ONU dans le pays, ont ensuite été accusés en mars de cette année pour des faits qui auraient été commis entre 2013 et 2015.

En tout, plus de 100 personnes, l'écrasante majorité étant des enfants, ont porté des accusations aussi bien contre les forces de l'ONU que contre des forces non onusiennes. Onze cas présumés ont aussi été signalés plus récemment en République démocratique du Congo.

Devant l'Assemblée générale, le Chef de Cabinet du Secrétaire général a indiqué que Ban Ki-moon avait récemment créé un fonds d'affectation spécial d'aide aux victimes pour qu'elles puissent obtenir des soins médicaux et psychosociaux, ainsi que les services juridiques dont elles ont besoin.

Edmond Mulet a aussi insisté sur l'importance d'appliquer une politique de tolérance zéro en imposant des sanctions adéquates aux personnes reconnues coupables. Aussi, le Secrétaire général entend confisquer les paiements des membres du personnel civil de l'ONU accusées d'avoir commis des actes d'abus sexuels.

En outre, a souligné le Chef de cabinet, dans un souci de transparence, la dernière édition du rapport du Secrétaire général sur les Dispositions spéciales visant à prévenir l'exploitation et les abus sexuels nomme cette année pour la première fois les pays d'origine des accusés. Et l'ONU entend appeler les États Membres à organiser des cours martiales sur place pour que les victimes puissent voir l'administration de la justice de leurs propres yeux.

L’ONU exigera dorénavant d’obtenir une attestation selon laquelle les Casques bleus de chaque contingent ont effectivement suivi une formation avant leur déploiement. Des activités de sensibilisation seront également organisées sur le terrain.

Autre question soulevée au cours de cette réunion : la lutte contre la culture d'impunité et de protection bureaucratique.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

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08/12/2017
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