HCR/Colombie: Il faut inclure les réfugiés et les personnes déplacées dans les pourparlers de paix

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Des enfants déplacés rentrent chez eux depuis une école financée par le HCR, à Altos de la Florida, Soacha, Colombie. Photos:HCR-S. Rich

Le HCR a appelé, mardi à ce que les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et les rebelles de l’Armée de libération nationale, ou ELN, accordant une attention particulière aux droits des victimes, en particulier les personnes déplacées et les réfugiés, a déclaré le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés.

Il y a deux semaines, le 30 mars 2016, le Gouvernement colombien et l’ELN ont annoncé qu’ils allaient entamer des pourparlers de paix officiels pour mettre fin à cinq décennies de conflit armé en Colombie. Ce conflit a généré la deuxième plus importante situation de déplacement au monde aujourd’hui, après la Syrie.

Quelque 6,7 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur de la Colombie – soit environ 13 pour cent de sa population. Par ailleurs, 360 000 réfugiés officiellement reconnus ont fui à l’étranger, la plupart en Equateur qui accueille le plus grand nombre de réfugiés en Amérique latine – et au Venezuela, où sont hébergés environ 170 000 Colombiens ayant besoin d’une protection internationale.

« Le HCR estime qu’un résultat positif des négociations ouvrira la voie à la réintégration des déplacés internes et des réfugiés rapatriés, d’où une amélioration de la situation des droits humains ainsi qu’un développement économique et social dans des régions reculées, y compris des régions frontalières », a indiqué le porte-parole du HCR Adrian Edwards aux journalistes lors d’un point de presse  à Genève

« Parallèlement, les réfugiés et demandeurs d’asile colombiens auront encore besoin d’une protection internationale dans les pays d’asile, et le caractère volontaire du rapatriement devra leur être assuré », a-t-il ajouté.

Adrian Edwards a indiqué que le HCR soutient la participation active des réfugiés et des personnes déplacées internes durant les pourparlers de paix. Il a souligné que les victimes devraient avoir accès aux parties engagées dans les négociations,

(Extrait sonore: Adrian Edwards, porte-parole du HCR à Genève)

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23/10/2017
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