Haïti : Ban Ki-moon préoccupé par le non-respect de la date du 24 avril pour la tenue d'élections

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Des électeurs haïtiens votent au second tour des élections législatives et sénatoriales et au premier tour du scrutin présidentiel, dans la capitale d'Haïti, Port au Prince, le 25 octobre 2015. Photo: ONU/MINUSTAH/Logan Abassi

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a noté avec préoccupation lundi que la date du 24 avril 2016 pour la tenue d’élections en Haïti, telle que convenu dans l’Accord du 5 février dernier, n’a pas été respectée et qu’aucun calendrier électoral alternatif n’a été annoncé.

L’Accord politique conclu le 5 février 2016 entre les principaux acteurs politiques du pays définissait une feuille de route pour la conclusion rapide du processus électoral initié en Haïti le 9 août 2015, avec le premier tour des élections législatives. Ce scrutin avait été suivi, le 25 octobre 2015, par le second tour des élections législatives, le premier tour des élections présidentielles et les élections municipales. Le second tour des élections présidentielles, qui aurait dû se dérouler le 27 décembre 2015, avait toutefois été ajourné.

Selon les termes de l’Accord du 5 février, conclu entre l’ancien Président du pays Michel Martelly et les Présidents des deux chambres du Parlement haïtien, ces élections devaient avoir lieu le 24 avril 2016, ce qui n’a pas été le cas.

Le Secrétaire général a réitéré « son ferme soutien à la conclusion sans délai des élections de 2015 » et a appelé « tous les acteurs haïtiens à s’assurer d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel », a dit son porte-parole dans un communiqué de presse. Selon le chef de l’ONU, étant donné les défis socio-économiques et humanitaires majeurs auxquels fait face le pays, ce dernier ne peut se permettre une période de gouvernance transitoire prolongée.

Suite à l’Accord du 5 février, en effet, le Président Martelly avait mis un terme à son mandat et le Parlement haïtien avait élu un Président provisoire en la personne de Jocelerme Privert, alors Président du Sénat, avec un mandat de 120 jours comprenant la création d’un gouvernement de consensus et la poursuite du processus électoral.

M. Ban a pris note de la mise en place prévue d’une commission en charge d’évaluer et de vérifier les élections qui se sont tenues en 2015. Il a souligné la nécessité de parachever ce processus avec l’urgence requise.

Le Secrétaire général a réaffirmé l’engagement des Nations unies à apporter leur plein appui au peuple haïtien dans la réalisation de ses aspirations démocratiques.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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14/12/2017
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