Genève : Ban Ki-moon appelle a plus de coopération pour combattre l’extrémisme violent

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Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU lors de cette Conférence de Genève sur la prévention de l’extrémisme violent

Le Secrétaire général a participé,  vendredi, à Genève, à la conférence internationale sur la prévention de l’extrémisme violent. A cette occasion Ban Ki-moon a  souligné que les objectifs des extrémistes n'est pas forcément de se tourner contre nous, mais de diviser les communautés et de faire régner la peur. Le Secrétaire général est aussi revenu sur les grands axes de son plan d'action pour la prévention de l'extrémisme violent, un document qui appelle à intervenir  auprès des couches sociales les plus vulnérables face à l’extrémisme, mais aussi à la  mise en place, de plans d’actions nationaux de lutte contre l’extrémisme.

Mais Ban Ki-moon s'est surtout alarmé de l'implantation de groupes extrémistes comme Daech qui  « se propagent comme un cancer » partout dans le monde.

 

Lors de cette conférence internationale sur la prévention de l’extrémisme violent, Ban Ki-moon a plaidé pour plus de coopération dans la lutte contre le terrorisme. Dans ce combat contre le radicalisme, le Chef de l'ONU a souligné que le terrorisme « ne peut pas être associé à une religion, une nationalité, une société ou un groupe ethnique ».  Une façon pour le Secrétaire général des Nations Unies de rappeler que « la majorité des victimes » du terrorisme dans le monde étaient musulmanes.

Lors de cette conférence de Genève, qui a réuni une trentaine de ministres, Ban Ki-moon a appelé les Etats à mettre sur pied des politiques nationales fondées sur les quelque 70 recommandations du plan d’action contre l’extrémisme violent qui vont de la lutte contre la radicalisation des jeunes à des programmes de réadaptation.

A cet égard, Didier Burkhalter, le Chef de la diplomatie suisse pense qu'il faut offrir des alternatives aux jeunes. « Il faut que ces jeunes soient un jour des boulangers, des chauffeurs, des enseignants, des entrepreneurs, mais pas des extrémistes. Nous devons investir davantage dans un avenir tout simplement meilleur ».

Même son de cloche du côté d'un autre pays du Bassin du Lac Tchad touché par les exactions de Boko Haram. Lejeune Mbella Mbella, Ministre des relations extérieures du Cameroun mise aussi sur l’éducation et l'emploi des jeunes : « Un plan triennal spécial jeune pour l'insertion socio-économique de cette frange de la population afin de l'éloigner du désœuvrement de la vulnérabilité et du recrutement par la secte Boko Haram ».

De son côté, le chef de la diplomatie belge, Didier Reynders veut que la lutte contre le terrorisme respecte la liberté d'expression et celle des citoyens.  « Le respect des droits de l'homme, c'est non seulement une façon efficace de lutter contre le terrorisme, mais c'est une façon aussi de ne pas céder face aux terroristes et de ne pas leur laisser gagner du terrain ».

Et pour plusieurs délégations présentes à Genève, la prévention est indispensable et que la riposte sécuritaire ne peut à elle seule faire échec au fléau du terrorisme.

(Correspondance d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonores du Secrétaire général de l'ONU ; Didier Burkhalter, le Chef du Département fédéral des affaires étrangères de la Suisse ; Lejeune Mbella Mbella, Ministre des relations extérieures du Cameroun ; Didier Reynders, Ministre des affaires étrangères de la Belgique)

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17/10/2017
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