Ebola : Un vaccin administré à 800 personnes en Guinée

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Une équipe de l’OMS en Guinée, dans le cadre de la lutte contre Ebola (photo: OMS)

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait annoncé lundi dernier que l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest ne constituait plus une « urgence de santé publique de portée internationale ». Une décision prise malgré la réapparition du virus en Guinée forestière. Mais l'OMS considère la nouvelle résurgence comme localisée.

Et sur le terrain, Conakry informe que deux femmes d'une même famille sont décédées du virus Ebola la semaine dernière, portant à sept le nombre de morts de ce nouvel épisode de la maladie en Guinée. Au total, l'Organisation mondiale de la santé fait état de huit cas depuis la réapparition du virus à Koropara.

 

Le malade d'Ebola le plus récent serait une fillette de 11 ans qui est traitée dans un centre de Nzérékoré. Ces nouveaux cas sont les premiers recensés dans le pays depuis que la fin de l’épidémie y a été proclamée le 29 décembre et les premiers dans cette région de Guinée forestière depuis plus d’un an.  Deux femmes de la même famille que les cas confirmés le 17 mars à Koropara (sud) sont décédées la semaine dernière, portant ainsi à sept le nombre de morts sur huit cas confirmés de ce nouvel épisode du virus.

Ces personnes identifiées à Koropara comme susceptibles d’avoir été contaminées lors de contacts avec ces patients sont aussi soumises depuis une semaine au « cerclage », opération consistant à circonscrire une localité abritant d’éventuels cas d’Ebola, en leur fournissant une assistance médicale et alimentaire. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) fait état de plus d’un millier de contacts identifiés, dont « 182 considérés comme à haut risque ».

Face à cette situation, un vaccin expérimental contre le virus Ebola a été administré à près de 800 personnes susceptibles d’avoir été en contact avec les huit Guinéens atteints de la maladie. L’essai du vaccin VSV-EBOV, produit par le laboratoire américain Merck & Co, a débuté en mars 2015 en Guinée. L'OMS a également déployé une équipe de 75 personnes dans les préfectures de Nzérékoré et de Macenta pour aider les autorités guinéenne à mieux contenir la maladie.

Il faut juste rappeler que le 17 mars dernier, l’OMS avait pourtant annoncé l’arrêt présumé de “toutes les chaînes de transmission initiales” de l’épidémie en Afrique de l’Ouest après la fin du dernier épisode de la maladie en Sierra Leone voisine.

L’épidémie qui a débuté en Guinée forestière en décembre 2013 avant de s’étendre à la Sierra Leone et au Liberia a fait 11.300 morts pour quelque 28.000 cas recensés.

(Interview : Tarik Jašarević, porte-parole de l'OMS ; Propos recueillis par Alpha Diallo)

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23/10/2017
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