Drogues : l'ONU conclut trois jours de discussions pour mettre l'individu au centre des réponses à ce problème

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Saisie d'héroïne en Iran. Photo ONUDC

L’Assemblée générale des Nations Unies devait conclure jeudi une session extraordinaire de trois jours sur le problème mondial de la drogue, au cours de laquelle elle a notamment adopté une nouvelle approche destinée à mettre les individus au centre des politiques mondiales sur le contrôle des drogues.

Dans son discours de clôture de la session, le Président de l’Assemblée générale, Mogens Lykketoft, devait prendre acte du consensus mondial manifesté au cours de ces trois derniers jours, aussi bien par les Etats membres que par la société civile, sur la nécessité d’adopter une approche plus humaine au problème de la drogue, axée sur la santé publique et les droits de l’homme.

Mardi 19 avril, cette session extraordinaire s’était ouverte sur l’adoption par les 193 Etats membres du nouveau cadre de la lutte contre le problème mondial de la drogue, rédigé le mois dernier à Vienne par la Commission des stupéfiants (CND), principal organe de décision politique de l’ONU sur cette question.

Ce document reconnaît notamment que pour traiter et lutter contre le problème mondial de la drogue, l’accent doit être mis sur les individus, les familles, les collectivités et la société dans son ensemble, afin de promouvoir et de protéger la santé, la sécurité et le bien-être de toute l’humanité.

« Faire des individus la priorité veut dire se tourner vers l’avenir et reconnaître que les politiques de contrôle des drogues doivent avant tout protéger le potentiel des jeunes et favoriser leurs modes de vie sains et leur développement en toute sécurité », avait déclaré à cette occasion dans l’enceinte de l’Assemblée le chef de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov.

Dans son discours de clôture, Mogens Lykketoft devait saluer jeudi les Etats membres pour avoir démontré, au cours de ces trois jours, leur volonté de débattre ensemble de la meilleure façon de résoudre le problème de la drogue et de se montrer à l’écoute des différents points de vue sur la question.

Le Président de l’Assemblée générale devait émettre le souhait que les futures discussions sur ce problème soient imprégnées d’une ouverture d’esprit similaire et d’un même sentiment de responsabilité commune et partagée.

Mogens Lykketoft devait toutefois insister sur la nécessité d’en faire davantage pour centrer les réponses au problème la drogue sur les problématiques de santé et de bien-être de l’humanité.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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12/12/2017
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