Drogues injectables : absence de réduction du nombreux de nouveaux cas de VIH/Sida

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Michel Kazatchkine, Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies sur le VIH/SIDA pour l’Europe de l’Est et l’Asie centrale (Photo : ONU/Jenny Rockett)

L'ONUSIDA vient de publier un nouveau rapport qui souligne l’incapacité de nombreux pays à adopter des approches axées sur la santé et sur les droits se traduisant par une absence de réduction du nombre de nouveaux cas d’infections au VIH chez les consommateurs de drogues injectables. Parmi les recommandations, figure la mise en œuvre de programmes de réduction des risques et la décriminalisation de la consommation et de la possession de drogues pour un usage personnel.

Michel Kazatchkine, Envoyé spécial des Nations Unies pour le VIH/sida en Europe orientale et Asie centrale, revient sur l'importance d'une approche axée sur la santé, au micro de Cristina Silveiro.

D’après le rapport d’ONUSIDA, la communauté internationale n’a visiblement pas réussi à atteindre l’objectif fixé en 2011 par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui tablait sur une réduction de 50 % de la transmission du VIH chez les consommateurs de drogues injectables avant 2015. Pour le Programme onusien, le monde doit tirer les leçons des 15 années qui se sont écoulées et suivre l’exemple des pays qui ont fait reculer l’épidémie de VIH chez les consommateurs de drogues injectables par le biais de l’adoption d’approches de réduction des risques, qui mettent l’accent sur la santé et les droits humains des personnes.»

Le rapport de l’ONUSIDA apporte des données probantes associées à cinq recommandations politiques et à dix recommandations opérationnelles que les pays doivent appliquer en vue d’inverser leur courbe de progression de l’épidémie de VIH parmi les consommateurs de drogues injectables. Ces recommandations comprennent la pleine mise en œuvre de programmes de réduction des risques et la décriminalisation de la consommation et de la possession de drogues pour un usage personnel.

(Interview : Michel Kazatchkine, Envoyé spécial pour le VIH/sida en Europe orientale et Asie centrale; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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20/10/2017
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