Développement/Afrique : les femmes constituent une part essentielle de la solution, affirme Ségolène Royale

Écouter /

A l'approche de l'ouverture à la signature de l'Accord de Paris ce vendredi au Siège de l'ONU à New York , la présidente de la COP21 et Ministre de l'environnement de la France, Ségolène Royale a participé mercredi à des rencontres au sein de l'Organisation, y compris le Forum sur « l'Afrique que nous voulons».

Ce forum, organisé par le Bureau du Conseiller spécial pour l’Afrique, le Gouvernement suédois et la Commission de l’Union africaine, avait pour objectif principal de sensibiliser la communauté internationale aux synergies et complémentarités entre le Programme de développement durable de l’ONU à l’horizon 2030 et celui de l’Union africaine à l’horizon 2063, afin de permettre leur mise en œuvre intégrée et efficace.

Il était notamment axé sur trois thèmes : la transformation économique, l’autonomisation des femmes et la consolidation de la paix et la sécurité.

Ségolène Royal a jugé important d'y être présente suite au rôle important et a l'engagement des pays africains dans la lutte contre le changement climatique et dans leur contribution nationale dans la signature de l'Accord.

Aussi, elle a estimé que le continent africain est la première victime du changement climatique sans en être responsable, « donc il y a une injustice climatique qu'il faut réparer ».

Ségolène Royale a décidé d'intervenir dans le panel sur les femmes parce que les femmes sont encore plus victimes encore du réchauffement climatique alors qu'elles constituent une part essentielle de la solution.

La Ministre française a affirmé que les femmes avaient les solutions pour autant qu'on leur donne les moyens d'agir.

La Présidente de la COP21 compte d'ailleurs demander que toutes les politiques nationales contiennent un volet femme et que les crédits qui soient donnés dans le cadre du programme d'énergie renouvelable en Afrique aient un volet femme.

« Les énergies renouvelable décentralisées c'est ce qui va permettre de remplacer la coupe du bois », a affirmé la Ministre de l'environnement française, ajoutant qu'il était nécessaire que les femmes aient accès à l'éducation, à la formation et aux écoles agricoles.

«Elles font 80% du travail de la terre et n'ont que 10% des outils de production donc ça il faut que ça change» a-t-elle dit ajoutant que cela permettrait d'améliorer les rendements agricole tout en laissant la forêt et contribuant à la lutte contre le changement climatique.

Les habitudes, le manque de confiance donné aux femmes, les problèmes de pouvoirs et d'accès aux énergies renouvelables sont parmi les principaux obstacles, selon la Ministre française.

(Interview : Ségolène Royale, Présidente de la COP21 et Ministre de l'environnement de la France; propos recueillis par Cristina Silveiro)

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...