Comité sur les droits des migrants : la quête de solutions durables pour les migrants

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Des réfugiés qui protestent contre les restrictions à la frontière de la Grèce avec l'ex-République yougoslave de Macédoine. Certains de ces migrants et réfugiés viennent de la Turquie (Photo : UNICEF / A. Gilbertson VI)

Rhétorique hostile aux migrants, crise des réfugiés en Europe : la 24ème session  du Comité pour la protection des migrants qui s'ouvre ce lundi à Genève intervient alors que la question de la migration continue de soulever des débats.  Et selon une experte de ce Comité, on ne doit pas se « contenter de cet élan du cœur pour la traiter avec émotion juste quand il y a mort d'hommes ou quand des migrants sont en situation de vulnérabilité ». Une façon de rappeler l'émotion qui entoure le débat sur le problème des migrants. A cet égard, les experts vont examiner jeudi le rapport initial de la Turquie qui accueille des millions de réfugiés syriens.

 

Il y a bien une distinction juridique entre réfugié et migrant. Mais en hébergeant déjà plus de 2,7 millions de Syriens, Ankara accueille le plus grand nombre de réfugiés au monde et ce pays reste la première destination des Syriens fuyant la guerre. C'est dans ce contexte que le Comité pour la protection des droits des migrants entend avoir des éclaircissements sur le statut accordé à ces millions de Syriens qui se sont réfugiés en Turquie. Selon Ankara, ces derniers vivent sous le statut de «protection temporaire» en Turquie.

Mais au-delà du rapport de la Turquie qui sera examiné jeudi prochain et certainement des conséquences de l'Accord d'Ankara avec l'Union Européenne, le Comité sur les droits des migrants met l'accent sur le long terme.

Khedidia Ladjel, Experte du Comité sur les droits des migrants : « Entrevoir d'autres moyens à proposer, des solutions pérennes, des solutions durables qui permettraient à toutes ces populations en déplacement de se sédentariser. Etant entendu que la plupart d'entre elles sont à la recherche d'un poste d'emploi, fuient les zones de conflit, fuient certaines situations de vulnérabilité, fuient la précarité d'une manière générale ».

Il faut juste rappeler que la Turquie fait partie 48 États parties qui ont à ce jour ratifié la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

(Correspondance d'Alpha Diallo, Genève, avec un extrait sonore de Khedidia Ladjel, membre du Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille)

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15/12/2017
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