Changement climatique : « Disposer des informations les plus claires et les plus objectives possibles »

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Le fjord d’Ilulissat, au Groënland. Photo ONU/Mark Garten

Alors que le Siège de l'ONU à New York s'apprête à accueillir le 22 avril la cérémonie officielle de signature de l'Accord de Paris sur les changements climatiques, adopté le 12 décembre dernier à Paris, les nouvelles relatives à l'évolution du climat restent toujours aussi préoccupantes. Des informations que confirme la climatologue française, Valérie Masson-Delmotte, Co-présidente du Groupe de travail I du Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat (GIEC). Aussi, pour elle, il importe plus que jamais de faire circuler tant pour le grand public que pour les décideurs, les informations les plus claires et les plus objectives possibles.

Dans un rapport publié fin mars, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) soulignait que les changements climatiques dus aux émissions de gaz à effet de serre observés en 2015 et depuis le début de l’année 2016 sont sans précédent.

« L’année 2015 restera dans les annales en raison des records de température qui ont été pulvérisés, de l’intensité des vagues de chaleur, du caractère exceptionnel des pluies, des ravages causés par la sécheresse et du profil inhabituel de l’activité cyclonique tropicale », a déclaré l’OMM dans un communiqué de presse annonçant la sortie du rapport. « Or les records continuent de tomber depuis le début de l’année 2016 », a ajouté l’agence.

La « Déclaration de l’OMM sur l’état du climat » est un rapport réalisé chaque année par l’agence afin d’offrir un état des lieux du système climatique mondial, concernant notamment les conditions atmosphériques et océaniques, le phénomène El Niño, les concentrations de gaz à effet de serre, les extrêmes régionaux, les cyclones tropicaux et la déperdition d’ozone.

L’édition 2015 de ce rapport a été publiée cette année de façon à coïncider avec la Journée météorologique mondiale, qui sera célébrée le 23 mars et aura pour thème, ‘Plus chaud, plus sec, plus humide : regardons l’avenir en face’.

Selon l’étude de l’OMM, la température moyenne à la surface du globe, supérieure d’environ 0,76 °C à la normale de la période 1961-1990 en raison d’un épisode El Niño intense et du réchauffement global d’origine anthropique, a « battu de loin » tous les records en 2015.

(Interview : Valérie Masson-Delmotte, Co-présidente du Groupe de travail I du Groupe d’experts intergouvernemental OMM/PNUE sur l’évolution du climat, GIEC; propos recueillis par Jérôme Longué)

 

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18/10/2017
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