Terrorisme chimique : la Russie circule des éléments pour une nouvelle convention

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Destruction d’un lot d’armes chimiques en Iraq (1992). Photo: ONU/H Arvidsson

La Russie a distribué, ce mardi, à Genève, lors de la Conférence du désarmement, une proposition d'éléments pour une nouvelle convention juridiquement contraignante relative à la suppression des actes de terrorisme chimiques.

Un texte pour la création duquel le Chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, était lui-même venu plaider au début du mois. Pour la délégation russe il s'agit non seulement de faire face à une menace urgente, mais aussi de sortir la Conférence du désarmement de l'impasse dans laquelle elle se trouve depuis des années.

Devant la Conférence du désarmement, le Représentant permanent de la Russie à Genève a salué l'accueil dont a bénéficié, jusqu'à présent, la proposition de création d'une convention sur la suppression d'actes de terrorisme chimique.

Selon Alexey Borodavkin, outre l'actualité de la question, cette proposition a toutes les chances d'aboutir car elle n'affecte aucun intérêt national.

Le texte pallie en outre certains manques du droit international, notamment le fait que la Convention sur les armes chimiques ne permet pas de couvrir des situations hors normes, mais extrêmement préoccupantes d'un point de vu sécuritaire, qui peuvent apparaître lors d'un conflit.

Alexey Borodavkin a par ailleurs insisté pour que ce texte soit négocié par la Conférence sur le désarmement afin de tirer cette enceinte d'un immobilisme qui l'a empêché d'entamer la moindre négociation ces 20 dernières années. Un immobilisme qui selon la Russie ne peut être surmonté en se limitant à son ordre du jour traditionnel, vu l'étendu des controverses qui entourent pratiquement chaque point.

(Mise en perspective : Isabelle Dupuis)

 

Classé sous Droit et crime, L'info, Le Journal.
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20/10/2017
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