Syrie : l’UNESCO et ses partenaires se mobilisent pour la sauvegarde du patrimoine culturel

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Ancienne ville de Bosra, le site syrien classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Photo : UNESCO / Véronique Dauge

En réponse à la destruction du patrimoine culturel de la Syrie, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé vendredi avoir livré en début de semaine, avec l’aide de professionnels du patrimoine français et suisses, plusieurs tonnes du matériel destiné à être utilisé pour la sauvegarde du patrimoine syrien

Cette livraison fait suite à une collaboration entre l’UNESCO et des professionnels français et suisses de l’archéologie et du patrimoine, qui depuis l’été 2015 recensent les besoins précis des acteurs de terrain en matériel utile à la poursuite de leurs actions de sauvegarde.

Coordonnée par le Centre archéologique européen et le musée de Bibracte EPCC, en France, cette vaste collecte a mobilisé plus de cinquante institutions, associations et professionnels indépendants du monde de la culture, des archives, des bibliothèques, des musées, de l’archéologie, de la restauration et de l’art répartis sur l’ensemble du territoire français et suisse, a indiqué l’UNESCO. Au total, près de sept tonnes de matériel ont été rassemblées et acheminées au Liban pour être confiées au Bureau de l’UNESCO à Beyrouth.

Le matériel livré inclus des outils de conditionnement indispensables à l’évacuation et à la mise à l’abri des collections, du matériel de conservation pour préserver les pièces fragiles et restaurer les pièces endommagées, mais aussi du matériel d’étude et d’enregistrement pour permettre de continuer à compléter les inventaires et la documentation scientifique du patrimoine syrien, et ainsi faciliter son identification, sa gestion et la sauvegarde des données s’y rapportant.

« La Syrie possède un patrimoine culturel d’une richesse exceptionnelle qui, depuis 2011, a été sérieusement affecté par le conflit qui sévit dans le pays, avec des destructions croissantes de ses monuments les plus importants, notamment ceux inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO », a rappelé l’agence de l’ONU, soulignant que de nombreux sites archéologiques ont été ravagés et pillés par des groupes organisés avec l’intention d’exporter illicitement des objets archéologiques et des œuvres d’art pour ensuite les vendre sur le marché international de l’art.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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19/10/2017
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