Syrie : les pourparlers ont débuté à Genève

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Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie annonçant ce lundi matin à Genève la reprise des pourparlers de paix (Photo: UN Photo/Anne-Laure Lechat)

Les Nations Unies tentent de relancer le dialogue intersyrien. L'Envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie parle d'ores et déjà de « moment de vérité » pour ces pourparlers qui ont officiellement repris ce lundi matin à Genève. La délégation gouvernementale emmenée par le Représentant permanent de la Syrie au siège de l'ONU à New York, l’Ambassadeur Bachar al-Jaafari a entamé une rencontre avec Staffan de Mistura. Et ces discussions de Genève vont devoir passer à la vitesse supérieure.

 

Discuter de paix pour donner espoir à ceux qui continuent de souffrir de cinq ans de conflit sanglant. C'est l'un des enjeux de ces pourparlers de paix intersyriens qui ont démarré ce lundi à Genève. L'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie a lancé cette nouvelle phase dès hier dimanche avec des discussions informelles avec un groupe consultatif de femmes syriennes, mais aussi par une visite de courtoisie à la délégation du Haut comité des négociations (HCN), principale coalition d'opposants syriens. Mais ces pourparlers de proximité sont vraiment entrés dans le vif du sujet ce matin avec la rencontre entre Staffan de Mistura et la délégation du pouvoir de Damas.

Lors d'un point de presse, le diplomate italo-suédois a indiqué que la transition politique est la mère de toutes les questions. Une façon pour Staffan de Mistura de rappeler que ces discussions de Genève vont porter sur des sujets de fond. Un ordre du jour portant sur un nouveau gouvernement incluant toutes les tendances, une nouvelle Constitution et l’organisation d’élections législatives et présidentielle sous l’égide de l’ONU d’ici 18 mois.

Dans tous les cas, l'Envoyé spécial de l'ONU a écarté tout « Plan B » dans ces pourparlers et que le seul à ses yeux était une reprise de la guerre, encore pire que ce que les Syriens endurent depuis cinq ans. Dans ces conditions, ces discussions qui seront inclusives constituent un « moment de vérité ». Et ce nouveau round doit s’achever le 24 mars au plus tard. Les Nations Unies espèrent que trois séries de pourparlers pourraient aboutir à une feuille de route beaucoup plus claire sur l'avenir de la Syrie.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extrait sonores de Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie)

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22/11/2017
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