Selon l’ONU le nombre d'allégations d’abus sexuels par des Casques bleus diminue, sauf en Centrafrique

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Des casques bleus et des uniformes de l'ONU. Photo ONU/Marco Dormino

Selon le rapport annuel du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur les dispositions spéciales visant à prévenir l’exploitation et les abus sexuels, 69 allégations d’abus sexuels ont été enregistrées en 2015, soit une augmentation de 17 cas par rapport à 2014.

Toutefois, cette augmentation s’explique essentiellement par les 22 cas rapportés concernant la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), précise le rapport annuel, dont les principales conclusions ont été présentées vendredi au siège de l’Organisation, à New York.

Le rapport souligne en effet que, outre la MINUSCA, le nombre des allégations dans les autres missions de l’ONU s’élève à 47 cas en 2015, soit moins que les 52 cas enregistrés en 2014.

Après la Centrafrique, le nombre de cas le plus élevé concerne la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), avec 16 allégations, suivi de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), avec neuf allégations, ajoute le rapport, précisant que sur le total des 69 allégations rapportées, six ont pour l’instant été avérées, 16 ont été jugées sans fondement, et les 47 restantes font toujours l’objet d’une enquête.

L’une des innovations concernant ce nouveau rapport annuel du Secrétaire général pour l’année 2015 réside dans la publication d’informations concernant les Etats dont sont issus les membres du personnel de l’ONU visés par des allégations crédibles d’abus sexuels, changement qui avait été préconisé par M. Ban dans un souci de transparence.

D’après le rapport, les pays concernés par le plus grand nombre d’allégations sont la République démocratique du Congo (RDC), avec sept ca s, le Maroc et l’Afrique du Sud, avec quatre cas chacun, et le Cameroun, la République du Congo, le Rwanda et la Tanzanie, avec trois cas chacun.

Le rapport annonce également une série de mesures visant à responsabiliser le plus possible les Etats membres. Ces derniers sont notamment invités à mener une enquête dans un délai de six mois et à prélever systématiquement les empreintes génétiques des Casques bleus concernés.

Les Etats membres dont les ressortissants font l’objet d’allégations d’abus sexuels sont également invités à créer des cours martiales in situ pour juger les coupables.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

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16/10/2017
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