RDC : Ban Ki-moon exhorte les dirigeants à surmonter l'impasse actuelle

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Vue de haut du Conseil de sécurité des Nations Unies lors d'une réunion. Photo : ONU/Loey Felipe

Le Conseil de sécurité, sous présidence angolaise, a tenu ce matin un débat de haut niveau sur la situation dans la région des Grands Lacs. Les quinze ont entendu l'allocution liminaire du Secrétaire général des Nations Unies.

Tout en se félicitant des progrès accomplis depuis une quinzaine d'années en République démocratique du Congo, Ban Ki-moon s'est inquiété des défis à relever, notamment la neutralisation des forces négatives, l'exploitation illégale et hautement lucrative des ressources naturelles, sans oublier les violations massives des droits de l'homme et l'assistance humanitaires aux millions de personnes déplacées.

Ban Ki-moon a exhorté le Conseil de sécurité et les dirigeants de la région à aider à préserver la stabilité politique en RDC en trouvant rapidement une issue aux blocages actuels. « Je suis également très préoccupé par l'impasse dans laquelle se trouve encore l'organisation des prochaines élections en République démocratique du Congo. Lors de mon récent déplacement dans le pays en février, j'ai prié instamment tous les intervenants de régler leurs différends par le dialogue et de créer des conditions propices à la tenue en temps voulu d'élections crédibles, conformément à la Constitution.

Le Secrétaire général a fait valoir que par le passé, les crises politiques qui ont frappé la région des Grands Lacs se sont traduites par des violences généralisées et de graves problèmes de sécurité. D'où son appel en vue d'empêcher ce scénario de se reproduire.

S’agissant de la situation sécuritaire, le Secrétaire général s’est félicité des progrès réalisés ces dernières années pour stabiliser l’est du pays mais a jugé nécessaire la poursuite des efforts « pour neutraliser toutes les forces négatives, notamment en trouvant des solutions durables pour les anciens combattants et en étendant l’autorité de l’Etat dans les zones autrefois sous l’emprise des groupes armés ».

A cet égard, Ban Ki-moon a salué la décision du gouvernement congolais de reprendre la planification et les opérations militaires conjointes avec la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO) pour éliminer les forces négatives, en particulier les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les Forces démocratiques alliées (ADF).

« Je demande instamment aux participants à ce débat d’aujourd’hui de se mettre d’accord sur des recommandations tangibles pour accélérer le désarmement et la démobilisation de tous les groupes armés opérant encore dans l’est de la RDC », a-t-il ajouté. « Je demande aux membres du Conseil de sécurité de contacter les acteurs pertinents et de soutenir nos efforts pour mettre en œuvre pleinement les Déclarations de Nairobi, qui ont mis fin à l’insurrection du M23 ».

Le chef de l’ONU a rappelé qu’il était important d’améliorer l’exploitation des ressources naturelles de la région et de lutter contre l’exploitation illégale par les groupes armés.

S’agissant de la situation au Burundi, le Secrétaire général a réitéré sa préoccupation, soulignant que plus de 1 million de personnes, dont 25.000 déplacés, ont besoin d’une assistance. En outre, environ 250.000 Burundais ont trouvé refuge en RDC, au Rwanda, en Tanzanie, en Ouganda et en Zambie.

(Extrait sonore : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

 

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20/10/2017
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