Nigéria : les femmes et filles brutalisées par Boko Haram sont doublement exclues

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D'innombrable femmes et filles ont été brutalisées par le groupe terroriste Boko Haram basé au Nigeria. Beaucoup se retrouvent confrontées à la maternité; tout en étant boudées par la société et même leurs propres familles et elles ont besoin de savoir que ce n'était pas de « leur faute ».

C'est ce qu'a affirmé la Rapporteuse spéciale sur la vente et la prostitution des enfants de retour de son récent voyage dans les camps de déplacés dans le nord-est du pays africain.

Dans un entretien à la Radio des Nations Unies, Maud de Boer-Buquicchio explique que ces femmes et ces filles ont désespérément besoin d’un soutien psycho-socio pour les aider à se réconcilier avec les épreuves qu'elles ont vécu.

« J'ai regardé dans les yeux de ces jeunes femmes et c'est comme s'il n'y avait plus rien, tout était éteint », a témoigné la Rapporteuse spéciale.

Aussi l'experte souligne qu'il est important de veiller à ce que des mesures de réadaptation et de réinsertion sont fondées sur les normes des droits de l’homme et de prendre en considération l’impact du conflit régional sur les femmes et les enfant.

Ces mesures doivent viser à transformer fondamentalement la société pour le mieux, tout en répondant aux besoins immédiats des femmes et des filles. Elles doivent aussi aborder les causes profondes en particulier la discrimination, la privation, l’exclusion et l’inégalité entre les sexes.”

 

(Interview : Maud de Boer-Buquicchio, Rapporteuse spéciale sur la vente et la prostitution des enfants; propos recueillis par Cristina Silveiro)

 

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20/10/2017
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