L'ONU prône la coopération entre le monde diplomatique et judiciaire pour lutter contre le terrorisme

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Les juges et magistrats constitutionnels réunis à New York, mars 2016 (Photo: ONU)

La coopération entre le monde diplomatique et judiciaire est essentielle pour lutter contre le terrorisme dans le respect de l’état de droit, ont déclaré jeudi deux hauts responsables de l’ONU.

« Les juges jouent un rôle crucial dans l’interprétation des mesures de lutte contre le terrorisme et la promotion de mesures de lutte contre le terrorisme s’inscrivant dans le cadre des droits de l’homme et des systèmes juridiques », a déclaré le Chef de cabinet du Secrétaire général de l’ONU, Edmond Mulet, à l’ouverture d’un événement qui avait lieu au siège des Nations Unies, à New York.

Organisé par la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (CCT) du Conseil de sécurité de l’ONU, et intitulé « Le jugement efficace des affaires de terroristes », cet évènement rassemblait pour la première fois un ensemble de juges constitutionnels, y compris le Juge de la Cour suprême des États-Unis, Stephen Breyer, ainsi que des juges issus d’Afghanistan, du Bangladesh, d’Inde, du Sri Lanka, du Népal, du Bhoutan, du Pakistan, du Liban, de la Tunisie et de l’Egypte.

« Les États membres doivent veiller à fournir un accès à la justice pour tous et travailler à renforcer les institutions, y compris les institutions judiciaires », a déclaré Edmond Mulet.

Dans ses remarques de clôture, le Directeur exécutif du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité de l’ONU, Jean-Paul Laborde, a déclaré que cet événement était une première étape pour donner aux juges constitutionnels accès aux instances internationales, afin qu’ils puissent continuer à se familiariser avec les enjeux et les débats internationaux.

« Ces liens entre le monde diplomatique et judiciaire sont essentiels pour l’avenir de notre lutte contre le terrorisme et pour notre lutte contre toutes les formes de criminalité internationale », a déclaré M. Laborde.

Le Directeur exécutif a noté que les juges doivent être en mesure de rester au courant de la flexibilité et de la rapidité d’action des organisations terroristes, et d’être pleinement conscient du type de réponse qui doit être fourni au niveau du pouvoir judiciaire.

« Nous autres, au sein du Conseil de sécurité et du CCT, devons faire entendre notre voix et donner aux juges cette capacité de rendre la justice, d’être en mesure de parler avec les Etats et de pouvoir prendre des mesures contre ces situations », a-t-il dit.

(Extrait sonore : Jean-Paul Laborde, Directeur exécutif du Comité contre le terrorisme du Conseil de sécurité de l’ONU)

 

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30/09/2016
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