Journée de la vie sauvage : l'ONU appelle à faire davantage pour sauver les éléphants d'Afrique et d'Asie

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Le commerce illicite de la faune et des produits ligneux finance les groupes criminels et les milices, menaçant la sécurité et le développement durable. Photo : Banque mondiale / Curt Carnemark

A l’occasion de la Journée mondiale de la vie sauvage, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé jeudi la communauté internationale à capitaliser sur les récents efforts de lutte contre le trafic d’espèces sauvages pour sauver les éléphants d’Afrique et d’Asie, ainsi que d’autres espèces, avant qu’elles ne disparaissent.

Le 20 décembre 2013, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 3 mars, date anniversaire de l’adoption de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), Journée mondiale de la vie sauvage. L’objectif de cette Journée est de célébrer la diversité de la faune et la flore sauvages et de sensibiliser la population mondiale aux avantages que la conservation de la nature procure aux êtres humains.

Le thème de cette édition 2016, ‘L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains’, met l’accent sur les éléphants d’Afrique et d’Asie, tout en insistant sur le lien indélébile entre la vie sauvage, les individus et le développement durable.

« Les efforts de protection de la vie sauvage s’intensifient de jour en jour », a salué M. Ban dans un message rendu public à cette occasion.

Pour illustrer cette tendance, le Secrétaire général a notamment mentionné l’adoption en septembre 2015 par les États Membres des objectifs de développement durable (ODD), qui incluent des cibles spécifiques concernant la lutte contre le braconnage. L’an dernier également, l’Assemblée générale a adopté d’un commun accord une résolution visant à réduire le trafic d’espèces sauvages.

« La détermination politique de mettre fin à ces infractions hautement destructrices, exprimée avec une telle éloquence, se traduit à présent par des mesures concrètes sur le terrain grâce aux efforts collectifs des pays du monde entier », a poursuivi le chef de l’ONU.

Toutefois, M. Ban a appelé les principales parties prenantes, tous continents et tous secteurs confondus, à faire davantage en faveur de la préservation du patrimoine naturel, notamment en associant les populations qui côtoient de près la vie sauvage à l’action de conservation.

« Il ne reste plus beaucoup de temps pour mettre fin à ce fléau qui met en danger certaines des espèces les plus emblématiques du monde », a averti le Secrétaire général, soulignant que pour lutter contre le braconnage et le trafic d’espèces protégées, il est indispensable de s’attaquer tant à l’offre qu’à la demande, sur la base des cibles et objectifs arrêtés d’un commun accord et des instruments internationaux applicables, tels que la CITES.

« Le monde est depuis trop longtemps le spectateur impuissant d’images déchirantes d’éléphants massacrés pour leurs défenses », a ainsi condamné M. Ban, ajoutant que, selon la CITES, le massacre des éléphants d’Afrique et le trafic de l’ivoire se poursuivent à un rythme alarmant et que les éléphants d’Asie sont de plus en plus victimes du braconnage.

Le Secrétaire général a également mentionné d’autres espèces, comme les guépards, les pangolins, les rhinocéros, les tortues marines, les requins, les tigres, les baleines et les bois précieux, qui sont victimes de la modification de l’habitat, la surexploitation et le trafic.

« En cette Journée mondiale de la vie sauvage, je vous engage tous, particuliers, entreprises et pouvoirs publics, à contribuer à la protection des espèces animales et végétales sauvages de la planète », a appelé le chef de l’ONU. « Le sort des espèces sauvages dépend de chacun de nous. L’avenir de la vie sauvage est entre nos mains ! ».

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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16/10/2017
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