Iraq : le HCR s’inquiète des entraves à la liberté de mouvement dans les camps de déplacés

Écouter /

Les familles déplacées à Kirkouk, en Iraq, remplissent des formulaires avant de pouvoir bénéficier de kits humanitaires fournis par l'UNICEF et le PAM. Photo : UNICEF / Lindsay Mackenzie

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est déclaré vendredi préoccupé par les entraves à la liberté de mouvement des Iraquiens déplacés cherchant refuge dans des camps et a exhorté le gouvernement à faire en sorte que les camps conservent leur caractère humanitaire.

Ariane Rummery, porte-parole du HCR a fait part de la préoccupation de son agence face au fait que ces entraves à la liberté de mouvement des déplacés puissent donner lieu à des privations de droits supplémentaires, tels que l’accès au travail, à la nourriture, aux soins de santé et à l’assistance juridique.

Dans le Gouvernorat de Kirkouk, depuis le 22 février, environ 2.000 habitants du camp de Nazrawa ont été confinés dans l’enceinte du camp, qu’ils en aient ou non fini avec les procédures de contrôle de sécurité, a précisé la porte-parole.

Le HCR a également été informé par ses partenaires sur le terrain de cas de déplacements forcés d’Iraquiens vers des camps, ainsi que de restrictions disproportionnées de leur liberté de mouvement dans d’autres régions, notamment dans le nord du pays, a indiqué Ariane Rummery.

Le HCR estime que plus de 3,3 millions de personnes ont été déplacées en Iraq depuis janvier 2014, en plus d’environ un million d’Iraquiens qui avaient été déplacés entre 2006-2007 et janvier 2014.

(Mise en perspective Tsigué Shiferaw)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
15/12/2017
Loading the player ...