Conférence du désarmement : la Russie propose une Convention pour lutter contre le terrorisme chimique

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Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov (à droite), ce mardi matin à Genève, avec le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon (Photo: ONU/J. M. Ferré)

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rencontré, ce mardi matin à Genève, le Secrétaire général de l’ONU. Ban Ki-moon a remercié le Chef de la diplomatie russe pour son rôle important dans les progrès accomplis récemment sur la Syrie. Les deux hommes se sont entendus sur l’urgence de faire avancer l’application de l’accord sur la cessation des hostilités, la livraison de l’aide humanitaire aux civils et la reprise des pourparlers indirects entre les parties syriennes.

Par ailleurs, également ce mardi, devant la Conférence du désarmement, Sergueï Lavrov a plaidé pour une nouvelle convention pour limiter la prolifération des armes chimiques.

Le Chef de la diplomatie russe espère faire sortir la Conférence du désarmement de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis des années. Et pour rompre avec cet immobilisme, Sergueï Lavrov a proposé une nouvelle convention pour limiter la prolifération des armes chimiques. Un pacte qui prendrait en compte à la fois la question du désarmement, de la non-prolifération et de la lutte contre le terrorisme.

Le Ministre des affaires étrangères russe estime que la Convention sur l’interdiction des armes chimiques ne couvre pas cette problématique. Elle ne résout pas la tâche d’interdire l’utilisation d’un tel armement par les acteurs non-étatiques. Moscou perçoit les mêmes insuffisances sur certaines normes internationales sur les armes biologiques, chimiques ou nucléaires notamment sur l’utilisation de produits chimiques pour des objectifs terroristes.

Or Sergueï Lavrov note que la menace devient «extrêmement urgente» avec les révélations de l’utilisation de telles armes par «l’Etat islamique » et d’autres groupes djihadistes en Syrie et en Iraq.  Et la menace augmente aussi en Libye et au Yémen, selon Moscou. La Russie redoute surtout une prolifération de l'utilisation d'armes chimiques par des acteurs non-étatiques. Une propagation qui pourrait s’étendre «bien au-delà» du Moyen-Orient.

Alpha Diallo, Genève, pour la Radio des Nations Unies

Classé sous L'info, Terrorisme.
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08/12/2017
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