Zika : l’AIEA étudie l’extension de la technique de l’insecte stérile au virus

Écouter /

type du moustique-tigre Aedes qui propage le virus Zika. Photo: Kate Mayberry/IRIN

L'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) est en train d'analyser comment elle peut appliquer la Technique de l’insecte stérile (ou TIS) sur le moustique qui porte le virus Zika. Cette technique est la première méthode de lutte contre les insectes ravageurs et qui est une forme de contrôle des naissances des insectes menée à l’échelle d’une région.

Elle est utilisée depuis des dizaines années avec beaucoup de succès sur la mouche Tsé- Tsé en Afrique et la mouche à fruit dans de nombreux pays du monde. Depuis de nombreuses années l'AIEA recherche comment cette technique peut être appliquée aux moustiques et tout particulièrement à ceux portant le virus Zika.

Mark Vreysen, Chef du laboratoire des insectes nuisibles à la Divison mixte FAO-AIEA explique que ''la technologie marche. On a eu des projets pilotes dans des pays tels que l’Italie et la Chine et qui ont vraiment montré que la technologie peut marcher. Mais ce sont des projets à petites échelles mais maintenant le défi est de faire ça dans une échelle qui est beaucoup plus grande. Donc ca va demander un effort des pays qui sont infestés et ça va demander aussi un effort de notre part pour donner un appui technique''.

Cette technique TIS consiste à reproduire des quantités énormes d’insectes cibles dans une “usine” et de stériliser les mâles en les exposant à des faibles doses de radiations. Ces mouches mâles stériles sont ensuite lâchées par voie aérienne dans les zones infestées, où elles s'accouplent aux femelles sauvages. Si les mâles stériles l’emportent largement en nombre sur les mâles sauvages féconds, la population de mouches sauvages est rapidement anéantie.

Une réunion avec les états membres, spécifiquement avec les pays d'Amérique latine et des Caraïbes, se tiendra au Brésil fin février. Avec différents experts, cette réunion permettra de mettre au point le statut de cette technologie, les progrès accomplis et ce qui reste à faire pour aider les états membres

(Extrait sonore : Mark Vreysen, Chef du laboratoire des insectes nuisibles à la Division mixte FAO/AIEA; propos recueillis par Florence Westergard)

 

LE DERNIER JOURNAL
LE DERNIER JOURNAL
23/10/2017
Loading the player ...