Syrie: une réunion ce samedi à Genève de la task force sur le cessez-le-feu

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Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l'ONU sur le Syrie lors de sa conférence de presse ce samedi nuit à Genève (photo: ONU/J. M. Ferré)

Les prochains pourparlers de paix sur la Syrie devraient commencer le lundi 7 mars à Genève. Au cours d’une conférence de presse organisée à Genève après son intervention devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l'Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie a annoncé qu'une nouvelle réunion du Groupe de travail sur le cessez-le-feu aura lieu ce samedi après-midi à Genève. Selon Staffan de Mistura, il s'agit d'évaluer comment a été respecté la cessation des hostilités, quelques heures après son entrée en vigueur sur le terrain en Syrie.

 

C'est sa première déclaration depuis l'entrée en vigueur de la cessation des hostilités  en Syrie. Dans cette douceur de la nuit genevoise, la conférence de presse de l'Envoyé spécial a été l'occasion pour Staffan de Mistura de rappeler l'importance de ce moment exceptionnel pour les Syriens, en référence à la trêve observée sur le terrain.

Et pour s'assurer du respect de la cessation des hostilités, des centres de contrôle sont d'ores et déjà opérationnels aux Etats-Unis, en Russie, à Amman en Jordanie et à Genève. en attendant, Staffan de Mistura a indiqué avoir été informé peu après l’entrée en vigueur de la trêve d’un incident, qui fait l’objet d’investigations.

Selon lui, il y aura inévitablement des incidents, mais l’important sera de les contenir.

Staffan de Mistura nous décrit les contours du mécanisme de surveillance de la cessation des hostilités.

« Il y a un mécanisme pour les violations temporaires et les violations continues et sérieuses. Dans tous les deux cas, la première riposte ne doit pas être militaire. On a prévu un système de mécanisme qui commence par attirer l'attention de la partie qui a violé, à travers un système d'alerte des deux co-présidents du Groupe de travail sur le cessez-le-feu. Ça sera suivi par une alerte du Groupe de travail si ce n'est pas suffisant ça ira au Groupe international de soutien à la Syrie. A la fin, il y a la possibilité d'une riposte proportionnelle. Donc il y a une graduation. On considère la riposte militaire comme la dernière option ».

A cet égard, une nouvelle réunion du Groupe de travail sur le cessez-le-feu est prévu ce samedi après-midi à Genève pour évaluer comment a été respecté la cessation des hostilités dans les premières heures ayant suivi son entrée en vigueur. Cet accord est en principe accepté par Damas et l’opposition. Mais il exclut les groupes djihadistes de l'Etat islamique (EI) et du Front Al-Nosra, une branche syrienne d’Al-Qaïda.

Les explications de Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie.

« Il y a des groupes qui sont considérés comme terroristes par le Conseil de sécurité à savoir Daech et Al Nosra. Et puis, deux à trois petits groupes qui n'ont pas de relevance sur le terrain syrien.  Eux, ils ont refusé pour leur part la cessation des hostilités. Les autres qui ont oublié ou qui n'ont pas eu peut être l'opportunité ou l'envie de vouloir montrer leurs noms et qui ne sont pas parmi les groupes terroristes. S'ils respectent la cessation des hostilités, ils ne devraient pas avoir de problèmes. Mais s'ils ne le respectent pas, les problèmes seraient automatiques ».

Sur le volet diplomatique, des prochains pourparlers de paix sur la Syrie devraient commencer le lundi 7 mars à Genève. Avec la même feuille de route, la formation d’un gouvernement inclusif et l’établissement d’un calendrier pour de futures élections présidentielles en Syrie.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec des extraits sonores de Staffan de Mistura, Envoyé spécial de l'ONU sur le Syrie)

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22/07/2016
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