Réunion d'un comité d'urgence de l’OMS sur le virus Zika

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Lutte contre les moustiques à Salto, en Uruguay. Photo PAHO

L'OMS a convoqué lundi, une réunion du Comité d'urgence du Règlement sanitaire international sur le virus Zika et l'augmentation des troubles neurologiques et des malformations néonatales qui a été constatée. Le Comité cherche à établir si la flambée constitue ou non une urgence de santé publique de portée internationale et seront rendues publiques.

En mai 2015, le Brésil a notifié son premier cas de maladie à virus Zika. Depuis lors, la maladie s'est propagée dans le pays et a gagné 22 autres pays de la région en date du 27 janvier 2016.

L'arrivée du virus dans certains pays des Amériques, notamment le Brésil, s'est accompagnée d'une hausse brutale du nombre de nouveau-nés atteints de microcéphalie et de cas de syndrome de Guillain-Barré – pathologie mal connue, caractérisée par l'attaque du système nerveux par le système immunitaire, engendrant parfois une paralysie.

La relation de cause à effet entre l'infection à virus Zika et les malformations congénitales ou les syndromes neurologiques n'a pas été établie, mais la suspicion est forte.

Le Bureau régional des Amériques (OPS) collabore étroitement avec les pays touchés depuis mai 2015. L'OPS a mobilisé du personnel et des membres du Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie (GOARN) afin de permettre aux ministères de la santé de renforcer leur aptitude à détecter l'arrivée et la circulation du virus Zika grâce aux tests en laboratoire et à la notification rapide.

Le but était de veiller à l'exactitude du diagnostic clinique et au traitement des patients, de suivre la propagation du virus et du moustique vecteur, et de promouvoir la prévention, notamment par des mesures de lutte contre les moustiques.

L'Organisation appuie l'élargissement et le renforcement des systèmes de surveillance dans les pays ayant signalé des cas de Zika, de microcéphalie et autres affections neurologiques pouvant être associées au virus. La surveillance est aussi renforcée dans les pays risquant d'être gagnés par le virus.

Dans les semaines à venir, l'Organisation convoquera des experts chargés de remédier aux grosses lacunes dans les connaissances scientifiques sur le virus et ses effets potentiels sur le fœtus, l'enfant et l'adulte.

L'OMS donnera de surcroît un degré de priorité élevé à la mise au point de vaccins et d'outils nouveaux permettant de lutter contre les populations de moustiques, ainsi qu'à l'amélioration des tests de diagnostic.

(Propos de Christian Lindmeier, porte-parole de l'OMS, recueillis par Tsigué Shiferaw)

 

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23/09/2016
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